En affirmant que « la France n’a pas les moyens d’avoir un million d’enseignant·es » et en évoquant une prétendue faible charge de travail de « 24 heures par semaine, six mois de l’année », Sarkozy alimente un discours de prof-bashing insupportable, ignorant les réalités du métier.
Il réduit ainsi le métier à une caricature, ignorant que les enseignant·es travaillent en réalité en moyenne 42 heures par semaine, selon les données de la DEPP et de la FSU-SNUipp.
De plus, ils et elles consacrent au moins une semaine de travail supplémentaire pendant chaque période de vacances pour préparer leurs cours, corriger les évaluations et organiser l’année scolaire. Ironisant même sur le travail en maternelle “préparer les cours en grande section de maternelle”, il rappelle tristement les propos dénigrants de Xavier Darcos sur les couches, témoignant d’une méconnaissance du métier et/ou d’une volonté de porter le discrédit sur l’ensemble de la profession, insultant au passage plus particulièrement les femmes.
Que dire de cette vision étriquée ? Est-ce à dire que les pompiers n’interviennent qu’en cas de feu, que les chanteur·ses ne « travaillent » que lors des concerts, et le Père Noël… un jour par an !
En réalité, le métier d’enseignant·e attire de moins en moins : les démissions sont en hausse, les inscriptions aux concours en baisse. La profession souffre d’un manque de reconnaissance criant et d’une dévalorisation croissante.
La FSU-SNUipp 87, dénonce cette rhétorique de dénigrement systématique. Les enseignant·es travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles, malgré leur engagement pour offrir un enseignement de qualité à chaque enfant. De manière plus globale, les fonctionnaires tiennent à bout de bras des services publics souvent exsangues en raison des politiques menées ces dernières années. Nous l’avons d’ailleurs redit cet après-midi dans notre déclaration liminaire lors du CSA sd.
Ces déclarations irresponsables montrent un profond mépris envers le personnel éducatif, dont l’importance est pourtant cruciale pour l’avenir des jeunes.
Nous attendons des responsables politiques qu’ils et elles défendent publiquement la profession et l’école publique.
Nous attendons que Madame Genetet dénonce avec force ces propos méprisants. Notre syndicat étudie également la possibilité de déposer plainte pour diffamation publique.

