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Compte rendu de l’Audience DASEN du 25/03/2025

Présents : M. Brevet (IA DASEN), Mme Ruffinoni (SG), M Gauthier (IA D adjoint)

Pour la FSU SNUipp 87 : Marie-Mélanie Dumas, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud.

Introduction par M. Brevet : 

Rappel cadre de cet entretien : volonté d’échanger en amont 

FSU SNUipp 87 : nous présentons l’enquête inclusion

Nous développons les raisons qui nous ont poussées à réaliser cette consultation : retours massifs dans toutes les sections départementales de la FSU-SNUipp des collègues sur le sujet des manques criants pour que la nécessaire inclusion puisse être faite dans de bonnes conditions.

Nous rappelons des dates du congrès national (du 16 au 20 juin à Aix les bains), du congrès départemental (les 15 et 16 avril à Limoges) et des partants pour ces congrès (une quarantaine à Limoges et 4 à Aix les Bains).

M Brevet : je suis accompagnateur de ces demandes, faites remonter le plus en amont possible les demandes.

M Brevet : Nous abordons la problématique des enfants qui n’ont pas de solutions en médico-social.

J’accorde souvent les doubles maintiens jusqu’au 31 décembre pour permettre aux partenaires de se positionner et d’avoir des solutions à proposer aux parents. C’est une manière de peser sur les partenaires afin qu’ils prennent les dispositions qui s’imposent.

FSU SNUipp 87 : Les RASED : Nous rappelons le contenu des échanges avec le collectif RASED dont nous faisons partie. Les RASED sont  pour nous un moyen qui n’est pas obsolète et qui permet de ne pas faire tomber certains enfants dans le champ du handicap.

Dans les années 2010, les missions des MG dans les maternelles, observation des enfant en petits groupe ou individuel.. pour travailler en prévention. Si le nombre d’élèves moyen par classe a évolué favorablement mais pas suffisamment,  la prévention manque. Nous rappelons ce qu’il en était lorsque des écoles avaient la chance de disposer de RASED complets en termes d’aides et aussi de prévention. Tous les élèves de moyenne section de maternelle étaient vus par la ou le maître.sse G (rééducateur) : une vraie prévention existait donc. Mais on a rappelé que déjà, à cette époque-là (avant le torpillage de Sarkozy), tous les secteurs n’étaient pas couverts. Il aurait fallu continuer à développer les RASED plutôt que de les détruire. S’agissant de la formation et d’un nécessaire focus à porter sur les RASED, nous avons dénoncé l’absence de départs en formation depuis plus de 5 ans. Nous avons aussi dit le sort fait aux collègues E lors de la mise en place des postes de Plus de Maîtres que de Classes (PDMQC) sous Hollande qui ont alors vu leur poste supprimé et à qui l’on a proposé de devenir PDMQC, en perdant au passage la prime allant avec le poste E. Puis sous Macron/Blanquer, les PDMQC ont connu le même sort et se sont vus alors proposés de prendre une classe de dédoublé en REP et REP+ en lieu et place de leur poste de PDMQC supprimé. Difficile dans de telles conditions d’avoir envie de se projeter sur des postes de RASED même quand on a le CAPASH ou CAPPEI approprié. Beaucoup de collègues ont abandonné l’idée d’enseigner en se servant de leur CAPASH ou CAPPEI.

Les 120 élèves des CMPP :

Nous revenons sur les 120 élèves suivis par le CMPP et sur le devenir de leur suivi.

M Brevet : nouveau conventionnement avec les PEP, toujours pas la liste des élèves qui étaient suivis (peut-être la semaine prochaine ?)

Après avoir rencontré le CMPP, on voit les différences de prises en charge des élèves (individuelle en groupe en 1 fois en suivi ou plus longtemps)

Évolution de l’offre de formation initiale ou de formation continue pour les membres des Rased pouvant inclure leur propres formations.

FSU : les PDMQDC ont été créés au dépend des M E. Puis, disparition des PDMQDC au profit des dédoublés. Depuis 5 ans, plus de départs en formation, et les collègues ne savent plus ce que c’est que travailler avec RASED. 

Les frais de déplacement pour les personnels mobiles de manière générale, nous savons que les enveloppes sont limitées : il n’est pas concevable que les ESS par exemple se passent en visio. Nous souhaiterions que les PSY puissent continuer à assister en présentiel. Il n’est pas envisageable de tenir ce type de réunions en hybride. Nous en développons toutes les raisons.

M Brevet : nous serons attentifs.

Lien avec les enfants perturbateurs : présence du médecin ? 

M Brevet : c’est la prérogative  du DASEN, c’est moi qui fait le courrier à destination des familles, le lien se faire avec le médecin en décalé avec la famille, lien fait avec l’IEN.

Nous faisons l’état des situations problématiques sur le département.

Le remplacement : 

Nous vous accordons le fait que des efforts sont faits pour abonder la brigade depuis des années, mais force est de constater que les problèmes persistent ! Nous souhaiterions connaître le nombre de jours non remplacés à ce jour mais savons que l’année se terminera plus mal que l’année dernière qui était déjà une mauvaise année.

M. Brevet : des postes ont été créés mais les problèmes demeurent, cela interroge. Dois-je augmenter le taux de remplaçants qui est à 8% ?

Nous rappelons que pour pallier les absences des collègues arrêté.es, le taux est effectivement trop bas et que de l’aveu même d’un ancien SG, il faudrait un taux à 10% (soit environ 25 postes à créer). Un autre problème est que, dès le début de l’année scolaire, la brigade ne dispose pas de 140 collègues disponibles : beaucoup sont déjà positionnés sur des “remplacements” à l’année ou longs : Quelle différence alors entre un collègue brigade positionnée sur un poste classe à l’année, qui ne touchera donc pas l’ISSR, et un collègue nommé à titre provisoire sur un poste ? 

Mme Grizon, la précédente SG, nous avait fait savoir que dans le meilleur des cas, la brigade ne disposait au maximum que d’une cinquantaine de collègues disponibles.

D’autre part, la brigade doit aussi pallier les absences dues à la formation continue.

La formation continue : 

Nous notons l’enquête de l’EAFC pour connaître les besoins des enseignants. Mais comme indiqué dans l’enquête, nous nous opposons à l’idée que la formation continue se fasse hors temps de travail. D’où notre demande de reconstitution d’une brigade de formation continue dédiée (qui a compté jusqu’à 24 collègues !) qui a existé chez nous jusqu’à 2012.

M. Brevet : on fera dans le courant mai un travail avec les OS  sur le remplacement. Présentation du nouvel outil de gestion (fin d’ARIA, création ARIA +) : on peut avoir des enseignants non appelés alors qu’il y a des besoins. 

Déploiement en cours dans 9 académies dont Limoges, mise en place vers mai.

La brigade est à 140 alors qu’elle était vers 120 en 2012. Mais le volume des arrêts augmente, jusqu’où doit-on abonder ?

Nous soulevons la problématique des brigades qui sont déjà bloquées dès le début d’année.

Les collègues ne s’arrêtent pas par plaisir mais par nécessité. Et  dire que depuis le 1er mars, on est passé à 90% de salaire chaque jour après le 1er jour d’arrêt de carence ! Quand on sait tous les efforts faits par les collègues qui viennent à l’école mal en point pour ne pas mettre leurs collègues dans la difficulté !

Les départs en retraite impactent au même titre que les temps partiel dont les thérapeutiques qui impactent d’autant plus. Ces 2 paramètres doivent être pris en compte.

M. Brevet : les départs en retraite en cours d’année sont systématiquement compensés par des recrutements de contractuels.

Les rendez-vous de carrière

C’est une grosse problématique pour plusieurs collègues qui les vivent mal !

Dans certaines circonscriptions, il y a manifestement confusion entre le RV de carrière et l’inspection. Plusieurs collègues nous ont fait état d’avoir eu une inspection au sens ancien du terme et non un RV de carrière. 

M. Gauthier : J’ai travaillé et échangé avec les IEN pour que cela soit dans la philosophie des rendez-vous de carrière. L’IEN doit voir la classe.

M Brevet : cela se passe sur plusieurs circonscriptions ? 

Oui mais pas sur toutes, en tout cas, les remontées ne sont pas les mêmes en fonction des circonscriptions.! 

Nous parlons de la durée des entretiens avec des collègues qui n’ont pas le temps de manger !

M Gauthier : nous avons dans le département, des avis de RV de carrières qui régressent entre le 1er et le 2èmee, par exemple. Nous avions fait une visio il y a deux ans pour expliquer comment allait se passer le passage hors classe / classe ex.

M Brevet: il ne faut pas que les collègues se privent de revenir vers l’IEN.

Nous confirmons à M. Brevet que nous conseillons effectivement aux collègues concerné.es de revenir vers leur IEN. Mais il demeure des incompréhensions et surtout des vécus de RV difficiles.

Nous revenons sur la thématique des comptes rendus de RV de carrière. Le fait que les observations soient la seule possibilité pour l’enseignant de faire des remarques. Avant, une contre visite d’inspection pouvait être faite et permettait de voir modifiée la note donnée initialement mais aussi d’avoir de nouveaux commentaires plus conformes à la réalité.

Les débuts de carrières : 

Beaucoup trop sont en protocole renforcé, peut-être par rapport aux années précédentes pour se couvrir par rapport aux prolongations ou licenciement à venir.

Nous argumentons sur les exigences liées à la maquette de formation, aux exigences supplémentaires du protocole renforcé.

M. Brevet : l’objectif est d’être exigeant pour l’avenir professionnel et le protocole renforcé est là pour aider à la titularisation.

Nous sommes très inquiets sur la santé des PES et PESA actuels ! On n’aide pas un.e collègue en difficulté en lui demandant toujours plus et en lui mettant plus de pression.

Evaluation d’école et résidence pédagogique

notre constat : les collègues ne goûtent pas ces évaluations d’école, et ne parlons pas des résidences pédagogiques !

La corrélation évaluation nationale et travail des équipes est maintenant actée.

Les collègues ne comprennent pas l’intérêt de ces évaluations d’écoles.

Archipel : 

Renseignements sur les enseignants : âge des collègues, temps dans l’école… non accessibles aux collègues. 

L’IPS ne doit pas être en corrélation avec les résultats des élèves. 

Les différents process en marche :

Encore du travail supplémentaire pour les collègues en charge de la direction de l’école. Depuis le temps que l’on entend parler d’allègement des tâches, assiste à une surenchère de dispositifs divers et variés, parfois redondants, et que l’on est sommé de mettre en place !

 ADAGE (éducation artistique et culturelle) :

Pourquoi doit-on renseigner par classe les projets ? Cela ne fait pas sens pour les collègues. On ajoute des tâches aux enseignants sans plus value pour les élèves. Nous ne comprenons pas l’obligation.

M Brevet : cela permet de voir le parcours de l’élève, de recenser les actions faites dans l’école, pour communiquer auprès des parents par exemple. L’objectif est d’organiser un parcours.

Nous disons que, dans les écoles, les projets sont faits parfois sur du temps long etc… nous ne comprenons pas l’obligation. Que l’on propose un outil, que l’on communique dessus pour en préciser tout l’intérêt, soit, mais que l’on fonctionne toujours par injonction, non !

SCHÉMATIQUE EDUCAP (numérique à l’école) : 

Les conseils de maître et de cycle sont déjà pleins, on  a pas le temps ! On a d’autres lieux et réunions pour mener ce débat.

Ce courrier vu et revu pour que chaque école puisse faire le bilan, puisse s’appuyer dessus  pour faire état des besoins auprès des collectivités locales.

FSU : les collectivités territoriales sont exsangues comment financer le numérique les transports (en lien avec ADAGE par exemple).

D’autre part, il y a une réelle difficulté à parler numérique et développement dans un contexte où l’on combat l’usage des écrans. Le numérique est un outil, rien de plus.

M. Brevet : il me faudrait plus de temps pour vous convaincre. Je ne fonctionne pas en suivant la politique de new management.

Les dépôts de plainte

L’accompagnement par les IEN et Monsieur Gourcerol doit être plus systématique lors du dépôt de plainte afin d’aider et de soutenir l’enseignant.e concerné.e.

M. Brevet : si un policier refuse la plainte, j’active l’article 40. Ne pas hésiter à revenir vers nous et les IEN dans ce cas là.

PSC (protection sociale complémentaire)

Nous demandons une communication sur ce thème dans la lettre hebdo même si une première communication du rectorat a déjà été faite. 

Pas de soucis à priori pour ce faire.

Le GDDE :

Nous revenons sur l’absence de notre OS dans ce groupe. 

M. Gauthier : cela ne se reproduira pas. Je n’ai pas compris la réponse qui vous a alors été faite. La deuxième personne aurait pu/du venir.

Nous notons la réponse et attendons la suite. A cette heure, pas de nouvelle date n’est encore programmée.

Fusion Condorcet/Roussillon : la direction de la collègue est étendue. Le poste n’entre pas dans le cadre des postes à profil.

Nouveaux programmes

Nous vous épargnons, au regard du temps de réunion qui nous reste, notre analyse, évidemment et malheureusement négative, sur le contenu de ces nouveaux programmes, largement teintées de passéisme et d’une vision de l’enseignement que l’on pouvait espérer disparue.

M. Gauthier : Le ministère a demandé des temps de formation : nous allons écrire aux directeurs d’écoles pour les former, eux et que cela soit restitué en équipe, seulement sur les nouveautés des nouveaux éléments. Visio en circo, sur un programme commun au département, en présentant cela aux directeurs. 

FSU-SNUipp 87 : Sur quel temps sera pris ces temps de réunion ?

M. Gauthier : sur la journée de solidarité pour les écoles qui ne sont pas en évaluation d’école et pour celles qui le sont sur la deuxième journée de prérentrée (la curieusement nommée !). Mais il n’y a pas besoin de plus de temps, tant on retrouve dans ces nouveaux programmes les anciens.

AESH

Temps de formation qui impute leur deuxième travail ? Nous réclamons la formation mais elles sont confrontées au double emploi.

Mme Ruffinoni : Le plan de formation est en train d’être construit. On sera attentif aux planning.

Le recrutement est fait en faisant le choix d’augmenter le temps de travail dans la mesure du possible, on essaie d’aller vers le « temps plein » (24h). Mais cela dépend aussi des besoins des PIALS.

L’audience aura duré 2h30 (de 16h30 à 19h). Et pourtant, il aurait fallu plus de temps…

Vos collègues de la FSU-SNUipp 87 : Marie-Mélanie Dumas, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud.

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