Présents : , Mme Ruffinoni (SG), Mme Monteil (Cheffe de la Division des moyens et de l’organisation scolaire), Mme Reigniez- Guerin (Médecin de Prévention), Mme Haudebault (Infirmière de prévention), Mme Rivoal (Conseillère Départementale de Prévention), Mme Morellet (CTSSP), M Roussy (Conseiller académique de prévention), M Leclerc (ISST)
Excusés: M Brevet (IA DASEN)
Vos représentant·es FSU à la FS-SSCT (en italique les excusé·es) : Annabelle Delarbre (SNICS-FSU), Corinne Jeandillou (SNASUB-FSU) Sonia Lajaumont (SNEP-FSU), Anna Siméonin, Etienne Roy, Nicolas Vanderlick (SNES-FSU), Martial Roux, Olivier Maratrat (SNUEP-FSU), Cécile Barbarin, Virginie Dupuy-Renaud, Virginie Crançon, Pascal Lavigerie (SNUipp-FSU).
Ordre du jour :
Pour vote :
– approbation procès-verbal FS SSCT du 26 novembre 2024
– compte-rendu de la visite portant sur le thème de l’entrée dans le métier
– détermination de l’établissement à visiter dans le cadre de la visite inversée sur le thème de l’entrée dans le métier.
Pour information :
– suivi des fiches RSST
– Présentation du registre santé et sécurité au travail dématérialisé
– présentation du registre dangers graves et imminents
– présentation de la mise à jour des dispositifs de santé et de sécurité au travail des personnels.
Lecture des déclarations liminaires : Celle de la FSU
- approbation procès-verbal FS SSCT du 26 novembre 2024
Adopté à l’unanimité.
- compte-rendu de la visite portant sur le thème de l’entrée dans le métier
Cette visite inversée n’a récolté qu’un petit nombre de réponses au questionnaire malgré plusieurs relances et communications. Elle n’a donné lieu à aucun entretien.
Malgré tout, un certain nombre de points apparaissent lors de l’analyse :
La note moyenne de satisfaction dans l’exercice du métier est assez faible (6.5), dans la moyenne des établissements visités connaissant des problèmes.
Diverses difficultés expliquent ce score :
- une formation initiale qui ne semble pas assez ancrée dans le concret, n’outillant pas suffisamment pour débuter le métier
- un suivi par les tuteurs, conseillers pédagogiques, EMF etc.. jugé par certains pas assez bienveillant.
- une formation continue peu investie souvent par manque de temps, d’information. Certains ne souhaitent pas suivre des formations proposées hors temps de travail, c’est-à-dire pendant les vacances.
- leur temps de travail estimé est supérieur à 40h, et la charge de travail est jugée très, voire trop lourde créant de fait du mal être au travail, des arrêts de travail. Les TMS et problèmes de voix, le stress font aussi que les stagiaires estiment que le travail a un impact sur leur santé mais aussi sur leur vie personnelle
- leurs conditions de travail expliquent aussi ce mal être :
- l’éloignement géographique et les postes sur plusieurs établissements (TRS, brigades..) impactent leur temps de travail et/ou personnel, pouvant rendre plus difficiles les relations avec les collègues à cause d’une réduction sensible du temps de pause méridienne,
- la nomination sur des postes de direction ou en ASH alors qu’ils n’ont aucune formation spécifique,
- la confrontation à des élèves à comportement perturbateur et violent,
- l’intégration d’élèves notifiés MDPH, avec des moyens réduits, jugés insuffisants, en accompagnement humain notamment,
- la relation avec des parents d’élèves pouvant agresser verbalement et/ou physiquement,
- un sentiment assez généralisé d’être mal reconnu dans leur travail
Tous ces éléments participent à expliquer que, majoritairement, les entrant·es trouvent un décalage entre l’idée qu’ils se faisaient du métier et la réalité de leur pratique professionnelle.
Heureusement, ils ont été bien accueillis sur le terrain et leurs collègues sont leur principale source d’aide dans le domaine pédagogique, administratif ou santé/social.
L’administration doit donc développer une communication dédiée pour les entrants dans le métiers pour les aider à identifier les personnes ressources, les outils et moyens dédiés pour les aider lorsqu’ils rencontrent des difficultés. Cette communication doit se faire dès la réunion de rentrée, par la diffusion du guide dédié ou du livret par exemple.
Certaines pistes de travail peuvent être proposées :
- Avoir une vigilance sur :
- l’accompagnement sur la première affectation en poste de direction ou postes spécifiques (ASH)
- les déplacements : tendre à réduire les déplacements entre établissements (fréquence, distance) pour ménager le temps de pause des agents.
- le fait de favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle
Vérification de la transmission du livret d’accueil académique et de sa déclinaison spécifique pour les néo titulaires (livret), du protocole enfants perturbateurs, des informations sur tous les acteurs et outils de la prévention et de traitement des risques.
- Mener un travail sur :
- la maquette de formation
- la communication sur les formations proposées, pour favoriser les inscriptions aux formations
- sur un protocole d’accueil des parents
- sur les RPS : le travail va s’engager au niveau académique en formation spécialisée
Tous ces éléments devraient permettre de diminuer le stress, le mal être au travail, participant ainsi à l’amélioration des conditions de travail des entrants dans le métier.
Cr adopté à l’unanimité
- Détermination de l’établissement à visiter dans le cadre de la visite inversée sur le thème de l’entrée dans le métier.
Bellac les Rochettes en invitant Jolibois et la segpa (un entrant aussi)
- Suivi des fiches RSST :
Bilan des fiches depuis la dernière FS : 68 nouvelles fiches.
- 3 liées au problématiques du non remplacement et de ses conséquences sur les conditions de travail des collègues
- 5 liées aux relations entre personnels ou avec la mairie…
- 3 ont trait à la souffrance professionnelle des agentes, agents
- 2 sont liées au bâtimentaire (chauffage, environnement de l’école)
- 40 concernent des enfants perturbateurs et violents :
Nous redemandons à ce que la présence du médecin lors des ESS ou équipe éducative devrait être assurée lors des situations les plus impactantes pour les collègues.
- 15 relatent les agressions par des parents d’élèves : agressions verbales directes mais aussi via les outils numériques (portail “Toute mon année”)
A publier dans la lettre hebdo Lien vers le guide sécurité 2024 (protection fonctionnelle, CITIS etc.).
- Présentation du registre santé et sécurité au travail dématérialisé
Application mise en ligne à partir du 14 Avril.
Disponible pour les personnels de l’éducation nationale.
Le version papier continue d’exister pour permettre aux usagers de s’en saisir.
La fiche ne doit pas faire mention d’un nom ni même de points permettant de l’identifier.
Les observations notées dans la fiche engagent la responsabilité des chefs de services.
Parcours des fiches automatisé.
Application Arena / gestion des personnels / application locales de gestion des personnels
Commencer par informer la hiérarchie mais pour nous, faire la fiche dès le départ car cela permet de marquer le début des difficultés, pour un élève perturbateur par exemple.
Il existe un tutoriel sur comment faire remonter une observation. Il sera possible de faire des brouillons.
4 étapes de l’observation : brouillon, nouveau, suivi en cours, enfin un (répondu, imprimé, archivé).
Les personnes qui reçoivent les notifications : AP (assistant de prévention), le Conseiller de Prévention Départemental et/ou Académique, le directeur d’école, les membres de la formation spécialisée.
Assistance en ligne via l’application AMERANA.
- Présentation du registre dangers graves et imminents
M Leclerc : cf doc joint ICI
Un agent n’a pas à justifier du caractère grave et imminent. Il doit avoir un motif raisonnable de penser que le danger est grave et imminent. C’est basé sur la bonne foi de l’agent . Si sa bonne foi n’est pas en cause, pas de sanction.
Registre très difficile à manier ! Il faut absolument prendre contact avec les représentants des personnels FSU-SNUipp pour tout renseignement sur le sujet.
- Présentation de la mise à jour des dispositifs de santé et de sécurité au travail des personnels.
Nous demandons la mise à jour des sites dédiés, plus faire un lien pour les personnels du second degré vers le site du rectorat.
Autres points : M Leclerc : Sur les thèmes de l’amiante, du radon et de la qualité de l’air intérieur, rendez-vous a été pris avec l’ARS pour tisser un partenariat pour avoir des résultats de tous les sites de la Haute-Vienne.
L’ARS demande à toutes les mairies où ils en sont en termes de qualité de l’air et de radon : ont un pouvoir coercitif, peuvent dresser un procès verbal etc..
Les AP accompagnent si besoin les directeurs d’école pour appuyer les demandes de diagnostics, si les relations sont tendues avec la mairie par exemple (ceci avant intervention éventuelle de l’ARS).
Pas de questions diverses, l’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 16 h 45.

