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Statut de catégorie B pour les AESH : le Sénat dit NON !

Le 7 janvier 2026, le Sénat a rejeté la proposition parlementaire de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH. Le texte a été vidé de tous ses articles par des amendements de suppression, portés par la droite sénatoriale, avec le soutien explicite du gouvernement. Le ministre de l’Éducation nationale s’est dit « incapable » de mettre en œuvre une telle réforme en affirmant qu’« il n’existe que des fonctionnaires à temps complet ».

Les arguments avancés : coût estimé à 4,3 milliards d’euros ; manque de souplesse ; rigidité liée au statut de la Fonction publique ; impossibilité de gérer des temps incomplets. Ces arguments masquent surtout le choix politique assumé de maintenir les AESH dans la précarité.

Cette proposition de loi n’est pas la première à essuyer un revers au Sénat ou à l’Assemblée nationale, mais elle aurait pu marquer une avancée dans un contexte où il est urgent d’améliorer les conditions faites aux AESH. Alors que la mobilisation a élargi la visibilité de la revendication d’un corps d’AESH, le ministère se retrouve isolé.

La FSU-SNUipp continue de se mobiliser pour obtenir rapidement satisfaction et pour sortir les AESH de leur insupportable précarité.

La FSU dénonce le rejet de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH, et ce, malgré le soutien marqué de l’opinion publique et des parents d’élèves. Ce rejet, soutenu par le gouvernement et la majorité sénatoriale de droite et du centre, constitue un choix politique lourd de conséquences pour l’école publique et l’inclusion scolaire.

Alors que 148 000 AESH accompagnent les élèves en situation de handicap, près de 49 000 élèves étaient encore privé.es d’accompagnement en septembre et la plupart de celles et ceux accompagné.es ne le sont pas à la hauteur de leurs besoins. Les AESH subissent une précarité structurelle : salaires d’environ 850 euros, temps incomplets imposés, absence de perspectives, formation insuffisante. Cette précarité financière se double d’une précarité dans le travail puisque les écoles et les établissements peinent encore à intégrer les AESH dans leur fonctionnement.  Cette situation fragilise l’accompagnement des élèves et alimente la fuite du métier.

Les arguments avancés par le gouvernement, coût, rigidité, manque de souplesse, ne tiennent pas. Ils traduisent une absence de volonté politique, alors même que d’autres choix budgétaires continuent de favoriser les plus riches.

En agissant ainsi, le gouvernement et la majorité sénatoriale envoient un message clair : l’école inclusive n’est pas une priorité.

La FSU exige :

La FSU appelle à renforcer les mobilisations unitaires pour une école publique réellement inclusive, respectueuse des droits des élèves et des personnels.

Signer la pétition :

https://www.mapetition.org/AESH/index.php

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