Présent·es : M Brevet (Inspecteur d’Académie), Mme Ruffinoni (SG), Mme Monteil (Cheffe de la Division des moyens et de l’organisation scolaire), Mme Reigniez-Guerin (Médecin de Prévention), Mme Rivoal (Conseillère Départementale de Prévention), Mme Morellet (CTSSP), Mme Milord (RH proximité)
Vos représentant·es FSU à la FS-SSCT : Sonia Lajaumont (SNEP-FSU), Martial Roux, Olivier Maratrat (SNUEP-FSU), Cécile Barbarin, Virginie Crançon, Pascal Lavigerie (SNUipp-FSU). Annabelle Delarbre (SNICS-FSU), Corinne Jeandillou (SNASUB-FSU), Cécile Dupuy, Etienne Roy, Nicolas Vanderlick (SNES-FSU)
3 membres UNSA, 1 FO.
Ordre du jour :
- Approbation procès-verbal FS SSCT du 8 décembre 2025,
- Compte rendu de la visite inversée portant sur le thème « entrant dans le métier – personnels enseignants 2nd degré, CPE, Psy EN et personnels ATSS,
- Compte rendu de la visite à l’école élémentaire Condorcet Roussillon Limoges du 14 octobre 2025,
- Protocole « déménagement »,
- Suivi des fiches RSST,
- Bilan faits établissements,
- Bilan Stop Discri,
- Bilan “santé des femmes” : reporté, attente des axes académiques avant la déclinaison départementale,
- Questions diverses: aucune n’a été déposée.
Lecture des déclarations liminaires : ICI celle de la FSU.
Réponses de M Brevet :
- L’école va mal, c’est à nuancer grâce aux actions de tous les acteurs, à tous les niveaux.
L’école s’appuie sur deux jambes : les conditions de travail et la DSDEN soutient ses personnels. Exemple de la protection fonctionnelle, jamais refusée ; Il insiste sur les soutiens reçus.
La deuxième jambe : la carte scolaire : l’académie a été dotée de deux postes supplémentaires infirmiers et personnels sociaux.
Quant aux élèves à BEP, il existe des dispositifs très divers, il faut réfléchir à leur organisation, d’où la création des PAS.
Il croit en l’intelligence collective, via en particulier la FS-SSCT.
- Approbation procès-verbal FS SSCT du 8 décembre 2025
adopté à l’unanimité.
- Compte rendu de la visite inversée portant sur le thème « entrant dans le métier – personnels enseignants 2nd degré, CPE, Psy EN et personnels ATSS.
CR évoque la mouture faite en GT. Grandes lignes : peu de réponses, réflexion à faire sur la méthode. Comparer avec une enquête académique et ses modalités.
FSU : cible sans doute trop large, d’où des questions mal adaptées. Réflexions sur la vision des entrants dans le métier, quelles visions des instances? Difficile à exploiter. Cette visite inversée n’a recueilli qu’un nombre limité de réponses au questionnaire (34/153) malgré plusieurs relances et actions de communication. Elle n’a donné lieu à aucun entretien.
Ll : quel bilan?
Néanmoins, un certain nombre de points apparaissent lors de l’analyse.
Tout d’abord, la note moyenne de satisfaction dans l’exercice du métier s’élève à 6,8. Le résultat relativement faible se situe dans la moyenne des établissements visités par la FS SSCT.
Plusieurs éléments ressortent des réponses à ce questionnaire :
- une formation initiale qui pour un·ou une répondant sur deux ne permet que partiellement de débuter dans le métier,
- une formation continue inégalement suivie principalement par manque de temps ou d’information ; ou du refus de participer à des formations proposées pendant les vacances scolaires,
- un temps de travail déclaré supérieur à 40h hebdomadaires pour un·ou une répondant sur deux. Des réponses surprenantes, questions mal cernées parfois.
- Les TMS et les problèmes de voix, et surtout le stress font aussi que plus des trois quarts des répondants et répondantes estiment que le travail a un impact sur leur santé ainsi que sur leur vie personnelle. C’est inquiétant pour des jeunes collègues.
De plus, il ressort également du questionnaire, ce sont les conditions de travail pouvant expliquer un certain mal être :
- l’affectation sur plusieurs établissements qui se fait parfois au détriment de la pause méridienne, complexifie les relations avec les collègues, fragilise le sentiment d’appartenance à une équipe et crée des difficultés organisationnelles,
- l’exposition à des violences, le plus souvent verbales, de la part d’élèves et de parents et des tensions interpersonnelles avec des personnels de l’établissement.
A cela s’ajoute un sentiment pour la moitié d’entre elles et eux d’un manque de reconnaissance dans leur travail.
Tous ces éléments contribuent à expliquer que plus de 40% des entrants et entrantes ayant répondu perçoivent un décalage entre l’idée qu’ils se faisaient du métier et la réalité de leur pratique professionnelle.
Il convient de souligner qu’ils et elles ont été bien accueillis sur le terrain et leurs collègues sont identifiés comme leur principale source d’aide dans le domaine pédagogique, administratif ou santé/social.
Les réponses apportées à ce questionnaire mettent en évidence la nécessité d’engager des actions spécifiques à destination des personnels entrant dans les métiers examinés.
Dans cette perspective, le projet académique 2026-2030 identifie plusieurs axes et leviers d’action permettant de répondre aux constats établis. Parmi ceux-ci figure notamment l’objectif d’améliorer la relation aux personnels, qui se décline autour de plusieurs priorités :
- accompagner les parcours professionnels ;
- piloter et professionnaliser l’accompagnement des ressources humaines ;
- favoriser la qualité de vie au travail et améliorer le bien-être des personnels ;
- prévenir les situations à risque, protéger et soutenir les personnels.
Certaines actions ont d’ores et déjà été engagées. Par ailleurs, le groupe de travail académique relatif aux risques psychosociaux (RPS) proposera une déclinaison opérationnelle des axes identifiés. Ces orientations feront l’objet d’un suivi et d’une mise en œuvre à l’échelle départementale.
C Ruffinoni : Réflexion sur le livret d’accueil.
B Brevet : certains départements ont mis en place un accueil physique pour les entrants, piste à explorer.
P Lavigerie : manque de lisibilité parfois de toutes ces informations sur les sites institutionnels. Autre idée : dans la formation initiale, présentation de la FS par les conseillers de prévention voire des élu·es erprésentants des personnels en FS.
S Rivoal : si cette présentation est faite lors de la formation initiale, elle l’est à l’INSPE, il faut donc voir les maquettes.
Informations à donner aussi lors de la FI mais aussi un référentiel à mettre en place. Pour certains métiers en prise continuelle avec les RPS, prévoir un temps d’analyse des pratiques. Améliorer les fiches SSCT, on voit que la fiche est en traitement mais rien de concret n’apparaît de ce qui a été mis en place pour les collègues.
B Brevet: le PAS a l’avantage de créer une porte d’entrée unique (pour les Situations d’élèves) mais reste à trouver une porte de sortie (sous entendu des places en médico social !).
- Compte rendu de la visite à l’école élémentaire Condorcet Roussillon Limoges du 14 octobre 2025.
La directrice a pu apporter ses propositions de modifications. Après cela, le CR est définitivement adopté à l’unanimité, avant nouvelle transmission aux agents concernés.
- Protocole « déménagement »
A la demande de la FSU-SNUipp, un GT déménagement avait eu lieu le 17/11/2025.
Le protocole présenté ci-dessous reprend pour partie nos propositions.
C Ruffinoni : 1 partie RH, 1 partie Com, 1 partie sécurité. Protocole envoyé à l’AMF, pas de retour encore, AMF recontactée en avril. Mais le protocole doit sortir au plus tôt. Elle lit les parties liées aux RH (accompagnement, soutien). Partie communication : quels points à assurer ? Point sur les cas d’urgence, 1 message unique et rapide. Enfin, 1 partie sur la sécurité : voir PPMS. B Brevet : il y a urgence à valider ce protocole car plusieurs situations arrivent sur Limoges. Envoi aux OS, il faut un retour par mail puis la version définitive sera validée.
- Suivi des fiches RSST
61 (1er degré) fiches SST depuis la dernière FS . La majorité des fiches relève de problèmes liés aux élèves à comportement perturbateur (41).
2 sont liées au non remplacement,
3 aux difficultés relationnelles avec les parents,
2 sont classées en agressions (verbales) par des familles,
1 relève de la souffrance professionnelle,
11 sont liées au bâtimentaire,
1 est classée en risques liés aux agents biologiques (cas de teigne) : orientation vers service médical, déplacements de médecins (internes) sur site.
P Lavigerie : sur le non remplacement, 1 cas d’école à 2 classes. 2 problématiques rencontrées : soit le non remplacement met les collègues en difficultés professionnelles (5 à 6 élèves de plus), soit les collègues en arrêt programmé et qui savent qu’ils ne seront pas remplacés. Ici, nouvelle forme de RPS, les collègues vivent mal leur absence, ils pensent à leurs collègues et aux enfants mis en difficultés, culpabilité forte liée à leur conscience professionnelle. Inquiétude réelle sur les retours à venir des parents.
B Brevet : à décentrer sur les directeurs ou surtout les IEN pour la régulation. L’enseignant ne doit pas être en première ligne.
Il est exposé le cas d’une école de Limoges en difficultés. B Brevet répond sur ce cas d’un élève du CDEF. Les élèves venant de cette structure doivent pouvoir être ventilés dans plusieurs écoles. Pareil pour le collège, mieux ventiler, pas seulement dans un seul.
Il y a une problématique équivalente pour les MECS souvent en territoire rural.
B Brevet : on développe aussi de la formation pour les écoles qui accueillent des élèves de MECS (ex: Chaptelat)
Il est fait la demande de tenue d’un GT interinstitutionnel pour échanger sur cela. Difficile de faire fonctionner ensemble diverses institutions.
B Brevet : travail efficace avec le conseil départemental.
S Rivoal : retour sur les problèmes techniques liés à la plateforme RSST dans Arena, pas de dysfonctionnements majeurs mais nouvelle procédure mise en place a occasionnée des retards de réponses des IEN.
P Lavigerie : l’inclusion change la situation de l’école, change la donne sur l’impact des effectifs, c’est à prendre en compte dans l’attribution des moyens que fait le Ministère.
B Brevet insiste sur l’entrée qualitative lors de la mise en place de la carte scolaire.
- Bilan “faits établissements” :
Repères sur années précédentes dans un diaporama. Un accroissement.
Pourquoi ?
- Prise de conscience de la nécessité de faire cette démarche de la part des établissements
- des faits d’un même élève sont déclarés dans plusieurs faits établissements.
Quels établissements? Surtout les écoles puis les collèges.
Répartition par type d’atteintes
Niveau1: pas forcément de traitement
Niveau 2 : atteintes aux personnes
Niveau 3 : peut attenter à la vie , en périphérie ou pas des établissements
Le niveau 3 remonte au niveau ministériel.
C Ruffinoni précise qui intervient et indique quel est le suivi mis en place.
PL : Que veut dire plusieurs faits sur un même enfant?
CR : le fait de réactualiser relance l’attention sur le cas.
B Brevet : augmentation des faits de niveau 3 car la simple détention d’une arme justifie le niveau 3. Autre élément : le privé est entré dans l’application donc cela accroît mécaniquement les chiffres.
P Lavigerie ne s’étonne pas de l’augmentation du nombre de faits établissements et la met en relation avec l’augmentation de la violence que connaît l’école, ce qui apparaît dans les fiches SST.
- Bilan Stop Discri
Mme Milord :
Nombre de saisines entre septembre et janv 9 saisines (3 PE, 1 infirmière, 1 AED, 1 CPE, 2 PLC). Depuis février 2026, 8 cas, (7 femmes). Le 27/03, 1 commission académique est prévue. Point de vigilance, c’est surtout des difficultés interpersonnelles.
Traitement s’efforce d’être rapide, 1 mois max entre dépôt de la saisine et commission. Mais il faut que l’anonymat soit levé.
Elle précise les modalités, sur la manière dont est traité le dossier : tout ne va pas être réglé immédiatement. La conséquence peut être un simple rappel à la loi. L’auteur de la saisine est prévenu du traitement de la situation, sans en connaître les formes précises.
N Vanderlick : les docs électroniques existent mais l’existence de tous ces dispositifs doit aussi être popularisée dans d’autres contextes.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

