Notre syndicat, la FSU 87 exprime sa profonde tristesse face à l’incendie de l’Hôtel de Ville de Limoges, bâtiment emblématique et classé Monument historique. Cette destruction constitue une perte patrimoniale majeure et une atteinte à notre bien commun.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes de violence.
Perpétrés par une minorité d’individus, ils ne sauraient être confondus avec les revendications portées par les près de 5 000 manifestant•es réuni•es en début d’après-midi au départ du Carrefour Tourny, dans une ambiance familiale et déterminée.
Nous adressons tout notre soutien aux agent.es municipaux, particulièrement éprouvé.es par ces événements, ainsi qu’à l’ensemble des Limougeauds et Limougeaudes.
Aucune récupération politique ou partisane de ce drame ne doit être tolérée.
Plus largement, partout en France, les événements du 17 octobre ne doivent pas occulter les revendications portées par les manifestant•es, ni servir à discréditer celles et ceux qui ont manifesté pacifiquement.
Nous dénonçons également les violences policières, les charges, les gazages et l’usage d’armes de force lors des mobilisations. La colère sociale ne surgit pas sans raison : elle exprime des revendications légitimes qui doivent être entendues et auxquelles des réponses doivent être apportées par le gouvernement.
Défendre le droit de manifester, dénoncer les violences d’où qu’elles viennent et porter les exigences de justice sociale restent au cœur de notre engagement syndical.
Dans les jours à venir, l’urgence sera de faire face aux conséquences de cet incendie, d’accompagner les agent•es municipaux et les habitant•es touché•es, et de permettre à notre ville de se relever.
Cela demandera du temps, des moyens et de la solidarité.
Limoges le 18 octobre 2026

