Présent.e.s : Mme ORLAY (inspectrice d’académie) , M. GAUTHIER (IENA), Mme GRIZON (secrétaire générale), Mme MEULEMAN (cheffe de division des moyens et de l’organisation scolaire), M. CZEKALA (personnel administratif organisation scolaire)
M MUSSON, Mme LAPAQUETTE, M DURAND, M ARTHUR, M BLANCHER, M REYMBAUT, IEN
3 UNSA, 2 FO (1 plus 1 suppléant)
Vos élu.e.s FSU : Julie Reversat, Cécile Barbarin, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud (FSU-SNUipp), Nicolas Vanderlick (FSU-SNES), Olivier Maratrat (FSU-SNUEP)
Lecture des déclarations liminaires : celle de la FSU-SNUipp 87:
2 autres déclarations sont lues : une au titre de l’UNSA, l’autre à 2 voix entre FO et l’UNSA.
Pour notre part, nous n’avons pas souhaité nous associer à cette dernière, la question de la demande de travail auprès de la DSDEN sur la question du maillage territorial y étant clairement écrite : “ pédagogie du maillage à porter aux élus” peut-on y lire. Difficile pour nous, dans le contexte de carte scolaire et de fermeture de postes, de ne pas y voir un moyen de récupérer des postes. Les maires sont responsables de la mise en place d’une organisation commune entre eux s’ils le souhaitent. Bien souvent, ils craignent de voir leur école fermer. Avant toute demande, il faudrait que le ministère protège les petites structures (moins de 5 classes), en abaissant drastiquement le nombre d’élèves par classe pour tenir compte des multi niveaux. Et l’école, dans le territoire, doit rester une école de proximité.
Réponse de Mme Orlay aux déclarations liminaires :
L’éducation est un investissement pour l’avenir de la jeunesse. C’est une évidence.
Comment peut-on être pédagogue avec autant de revendications et de logiques qui se croisent ? et se contredisent parfois.
La seule solution serait une allocation de moyens ? Une société ne peut fonctionner qu’avec une éducation de qualité. Ces réponses sont portées à tous les niveaux de l’échelle.
FSU: les collègues sont épuisés. Il y a des leviers à activer:
- reconstruire les RASED pour permettre de se donner les moyens d’aider mieux les élèves en difficulté et permettre le croisement des regards entre professionnels
- UPE2A (pas de création de postes encore cette année malgré les besoins)
- donner des moyens pour l’inclusion
Mme Orlay : Même les instances comme celles-ci deviennent obsolètes.
Le national alloue les moyens, le rectorat répartit, la DSDEN repartit ces moyens dans les différents postes (remplacement classes rased etc..;) Pour nous le nœud du débat réside dans la justesse des arbitrages.
On a déjà épuisé le travail avec les partenaires, on a enlevé les RPI en tenant compte des éléments portés en groupe de travail, on a sanctuarisé la brigade (145).
Le rôle du département est de faire ces arbitrages.
Chacun n’entend pas les réalités des uns et des autres !
FSU: les moyens provisoires attribués en face de suppressions. Il y a de quoi s’y perdre.
M Gauthier: factuellement il y aura encore 145 brigades à la rentrée comme cette année. Avec 18 personnels en moins.
Mme Grizon: on est en train de basculer d’une logique de plafond d’emploi à une logique de schéma d’emploi. C’est compliqué pour l’administration aussi.
NDLR : 24 postes enlevés sur le plafond d’emploi mais 6 rendus en schéma d’emploi sans parler des 4 postes en schéma d’emploi (donc provisoire?) de l’an passé : Même l’administration, d’après Mme Orlay, a eu besoin de formation pour comprendre cette nouvelle logique !!! Bref le ministère rend opaque les attributions de moyens : résultats visibles : beaucoup de fermetures, peu de recrutements sur les concours et un recours de plus en plus massif aux contractuel.les (8, puis 17 pour arriver à 39 cette année, combien à la rentrée prochaine ?)
Carte scolaire
Grâce aux fortes remontées des écoles à nos enquêtes carte, nous avons pu argumenter et faire remonter toutes les remarques faites. Nous n’écrivons pas ici tous les arguments que nous avons utilisés, ce serait trop long !
Entre le groupe de travail de janvier et ce CSAsd, nous avons beaucoup bataillé en défense des écoles et tout particulièrement en milieu rural.
Des RPI, les plus petits (3 et 4 classes) ont été enlevés des projets de fermeture depuis le groupe de travail et les rencontres avec élus, parents d’élèves…
Les projets ne peuvent évoluer qu’en instance.
Situations ré-évoquées :
- Arnac la Poste / St Sulpice les feuilles : retour sur le maillage de ce territoire nord : nos collègues de l’UNSA reviennent à nouveau sur la question de l’organisation du maillage territorial (qui est une prérogative du maire). Durant un bon quart d’heure, un échange avec la DSDEN a lieu, des mentions faites sur les volontés, ou pas, des maires à travailler ensemble pour la création d’un RPI.
M. Gauthier : L’an dernier, la mesure de retrait annulée devait permettre de travailler sur ce secteur…devaient réfléchir sur l’idée de RPI, les avis changent, un maire refuse de travailler avec son collègue.
Mme Orlay : notre expertise pédagogique est remise en cause, le maillage territorial revient aux maires. Nous exerçons notre champ de compétence (fermeture des classes) mais nous ne fermons pas d’écoles (prérogative du maire).
Arnac si fermeture quadruple niveau à 25. Cet argument là ne sera pas pris en compte !
M. Gauthier : il faut de la mixité et la volonté de sortir de l’entre soi dans ces territoires !
FSU : le raisonnement de M. Gauthier sur l’entre soi social est un argumentaire irrecevable pour nous. Sur la question des élèves, si on regarde les éléments : Arnac est fragilisé et avec une moyenne, après fermeture, au-dessus des préconisations du ministère. Le tissu social est à voir aussi, de même qu’il faut prendre en compte des retours d’enseignement à domicile. Le problème premier est donc bien celui de fermer une classe pour aboutir à une école à 2 classes très chargées ! Là, la DSDEN peut agir en ne fermant de classe!
FSU : nous évoquons ensuite la fermeture programmée à Saint Sulpice les Feuilles, les élèves dernièrement arrivés et qui seront bien là à la rentrée, la moyenne après fermeture.
Nous rappelons qu’avant de parler de réorganisation pédagogique et de se désoler sur la mésentente entre maires, il convient de remettre l’enfant au centre des préoccupations. L’école sera-t-elle chargée ou non après fermeture ?
L’UNSA demande si des pistes sont recherchées, alternatives à celle de Saint Sulpice les Feuilles, pour permettre à l’école d’Arnac la Poste de se rapprocher d’autres écoles pour former un RPI, notamment, si c’est possible, avec La Souterraine.
- Bellac Les Rochettes. Ecole en reconstruction, souffrance des collègues l’an passé, en train de revenir vers plus d’allant, la directrice annonce qu’elle souhaite garder juste un moyen sur un an pour stabiliser la situation. Risque de dégradation de la situation si fermeture.
- Bellac sur les deux maternelles, on ferme dans une des 2 mais en globalisant les effectifs, on arrive à 3 fois 26 élèves par classe. Population extrêmement fragile dans le secteur avec notamment les gens du voyage qui sont bien là et qui ont des besoins. Ne parlons même pas de l’IPS de cette zone. Après fermeture de la classe, on obtient une maternelle très chargée, avec des situations particulières nombreuses et difficiles.
On va droit vers des situations très complexes à gérer à la rentrée prochaine !
Le maintien de la décision de fermeture sera fait en toute connaissance de cause, nous aurons alerté !
- St Germain les Belles : il y a un passif d’un climat scolaire très fragile dans un passé très proche.
- Les RPI : vers des directions concentrées, donc un.e directeur ou une directrice qui sera seul.e face à 2 ou 3 maires maires (qui pourront bien ou mien bien s’entendre entre eux). On peut y voir un pas vers une forme de municipalisation de l’école.
On a déjà eu comme retour à la section le fait que certains collègues en charge de la direction sur une école de RPI prospectent déjà auprès d’autres qui pourrait laisser sa direction pour obtenir une direction de RPI.
- RPI Gorre/St Laurent sur Gorre: les projections avec des chiffres un peu différents des votre (+6 par rapport DSDEN) fermeture posera problème.
- Mr Musson: il faut stabiliser les chiffres, la mairie de St Laurent annonce des chiffres +6 mais il peut y avoir aussi -6 donc la DSDEN préfère rester sur les chiffres remontés en novembre.
Les parents craignent le triple niveau mais cela ne pose pas problème, les équipes ont l’habitude.
Les RPI qui ont été retirés ont fait l’objet d’un réexamen complet en conseil d’IEN.
Mme Orlay : on est pour l’organisation qui va permettre le bon parcours de l’élève.
FSU : Pour nous aucun RPI ne devrait être en position de retrait d’emploi. Les 6 RPI concernés par une fermeture de classe seront tous au-dessus de 22 de moyenne. Pas de marge de manœuvre en cas de nouvelles inscriptions d’ici à septembre. Nous en profitons pour rappeler les mandats de la FSU-SNUipp : pas plus de 18 par classe dans le rural et le multi niveaux.
On rappelle aussi que les effectifs sont à notre connaissance un peu différents +4 sur Pierre Buffière.
RPI Compreignac Thouron déséquilibré dans sa répartition.
Mme Orlay: Tous les arguments sont entendables et respectables mais les moyens ne sont pas là.
DEA/PEMF : Du fait de la suppression des trois supports EMF, perte de la qualité d’école d’application ! Pour M. Gauthier : il y a un en gros un tiers temps des EMF non utilisé, nous avons argumenté sur les emploi du temps chargé de P1 à P4 et effectivement plus “allégé” en P5. Mr Gauthier répond par l’annualisation et donc il constate du temps disponible ! Les trois supports n’étaient pas occupés par des PEMF. Les postes sont transformés en postes d’adjoints.
FSU : Sur les directions et les RPI : il y a une volonté de diminuer le nombre de directions mais dans quel but ?
On peut augmenter les décharges sans diminuer le nombre de directions.
Attention : un seul directeur sur un RPI peut être sujet à des pressions des maires (qu’ils s’entendent ou soient adversaires). Il y a une différence de fonctionnement entre les élémentaires et les maternelles, situation rendue difficile lors de primarisations.
Arguments DSDEN : moins de directeurs comme interlocuteurs(!) notamment, travail en réseau facilité.
Après dix minutes de pause, la DSDEN présente sa carte :
- pas d’ouverture en plus
- l’école des Rochettes à Bellac est retirée, on tient compte de la volonté de stabiliser la situation sur cette école.
- plus de poste de réserve.
- En attente de la demande faite au national pour le financement du poste de l’unité d’enseignement externalisée polyhandicap au collège Donzelot. (Cela pourrait dégager un moyen et donc permettre un poste de réserve)
- Sur Bellac toujours, fermeture à Giraudoux.
Voici la liste des fermetures (30 classes) et ouvertures (10 classes) prévues pour le moment (il faudra attendre la tenu du CDEN pour la validation définitive) :
1- Fermetures de classes hors Education prioritaire : (24 classes)
E.M.PU Giraudoux BELLAC
E.M.PU Jacques Prévert CONDAT-SUR-VIENNE
E.M.PU Saint-Lazare LIMOGES
E.M.PU Landouge LIMOGES
E.M.PU NEXON
E.M.PU Jacques Prévert ROCHECHOUART
E.M.PU SAINT-GENCE
E.M.PU Simone Veil VERNEUIL-SUR-VIENNE
E.E.PU Paul Cézanne AMBAZAC
E.P.PU ARNAC-LA-POSTE
E.P.PU BONNAC-LA-COTE
E.E.PU Lu Chastenh BUSSIERE-GALANT
E.P.PU Jules Ferry CHATEAUPONSAC
E.E.PU NIEUL
E.E.PU Jaurès-Turgot PANAZOL
E.P.PU SAINT-GERMAIN-LES-BELLES
E.P.PU SAINT-SULPICE-LES-FEUILLES
E.E.PU Thomas Pesquet VERNEUIL-SUR-VIENNE
RPI FLAVIGNAC / LES CARS
RPI JANAILHAC / SAINT-JEAN-LIGOURE / SAINT-PRIEST-LIGOURE
RPI GORRE / SAINT-LAURENT-SUR-GORRE
RPI CHALUS / PAGEAS
RPI PIERRE-BUFFIERE / SAINT-HILAIRE-BONNEVAL
RPI COMPREIGNAC / THOURON
2- Fermetures de classes dans les écoles de l’Education prioritaire (6 classes)
E.E.PU Marcel Madoumier LIMOGES (-1 classe dédoublée)
E.E.PU Jean Montalat LIMOGES (-1 classe dédoublée)
E.E.PU Gérard Philipe LIMOGES (-1 classe dédoublée)
E.E.PU Jean le Bail LIMOGES (-1 classe dédoublée)
E.M.PU Jean Montalat LIMOGES
E.E.PU Henri Aigueperse LIMOGES
3. Ouverture de classe hors Education prioritaire : (6 classes)
E.M.PU BESSINES-SUR-GARTEMPE
E.E.PU Jean Rostand CONDAT-SUR-VIENNE
E.P.PU Bellevue-Naugeat LIMOGES
E.E.PU Jean Macé LIMOGES
E.P.PU SAINT-MAURICE-LES-BROUSSES
RPI NOUIC / VAL D’ISSOIRE
4- Ouvertures de classes dans les écoles de l’Education prioritaire (sous réserve de la disponibilité de locaux) (4 classes)
E.P.PU La Bastide LIMOGES
E.P.PU Descartes LIMOGES
E.M.PU Marcel Madoumier LIMOGES
E.M.PU Corgnac LIMOGES
Autres mesures de la carte scolaire :
1. Postes spécialisés relevant de l’ASH :
Création d’un poste d’enseignant référent.
Création d’une unité d’enseignement externalisée polyhandicap au collège Donzelot. (c’est ce poste pour lequel une demande de moyen supplémentaire a été faite au niveau national)
2. Postes spécifiques : Formation :
Ecole maternelle d’application Condorcet : Transformation de 3 postes d’EMF en poste d’adjoint : 0.33 décharge *3 : – 1 ETP
Ouverture d’un poste de conseiller pédagogique départemental « sciences/ EDD ».
3. Décharges de direction :
Ressources définitives :
Suite des mesures de carte rentrée 2023 : 1
Déqualification de l’école d’application maternelle Condorcet : 0.5 ETP
Besoins : Mesures de carte rentrée 2024 : 1.5
F- Moyens de remplacement :
Stabilité des moyens de remplacement ( -6 ETP PP (plafond d’emploi) / +6 ETP provisoires (schéma d’emploi) NDLR : on perd six postes définitifs remplacés par 6 postes à titre provisoire, donnés pour une année !
La DSDEN présente aussi une liste de communes éligibles à la primarisation et ou à la fusion (7 communes dont un groupe sur Limoges). Même chose pour le projet de Direction unique sur des RPI (3 RPI)
Mme Orlay : La DSDEN vous propose cette carte tenant compte des moyens qui nous sont alloués !
Vote unanime en contre.
Le CSA de repli aura lieu le mardi 13 février à 9 h. Le CDEN devrait se tenir le mardi 13 février à 14h à la préfecture.
Nous invitons d’ors et déjà les collègues à venir pique-niquer et/ou manifester en compagnie des parents d’élèves et des élus MARDI 13 FEVRIER à midi devant la préfecture.
Les enseignants qui le souhaitent peuvent être gréviste ce jour-là, ils sont couverts par l’alerte sociale déposée par la FSU-SNUipp 87 dont le préavis de grève court jusqu’au 31 mars 2024.
Vos représentant.es FSU : Julie Reversat, Cécile Barbarin, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud (FSU-SNUipp), Nicolas Vanderlick (FSU-SNES), Olivier Maratrat (FSU-SNUEP)
