CORONAVIRUS

Chaque collègue peut continuer à nous contacter, par téléphone (05 55 43 27 30 ou 06 71 64 13 33) ou par mail (snu87@snuipp.fr). Le SNUIpp-FSU a mis en place une foire aux questions (FAQ) rendue nécessaire par les nombreuses incohérences constatées.

Ajout du jeudi 10 septembre 2020

Retrouvez une Foire Aux Questions Covid-19 sur notre site : https://snuippfsu87.fr/2020/09/10/faq-covid-19-questions-reponses-pour-les-agents-de-la-fonction-publique/

POINT au 28 Août

A la suite de plusieurs interventions médiatisées visant à décrédibiliser les enseignant.e.s et leur travail, le SNUipp-FSU a produit un communiqué de presse bien nécessaire.

D’autre part, une déclaration commune (SNES-FSU, SNUIpp-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, FSU, SE-UNSA, SNALC, SGEN-CFDT, FEP-CFDT, Sud éducation, CGT educ’action, SNFOLC) au CSE (Conseil Supérieur de l’Education) du 11 juin 2020 :

Certains médias sont actuellement lancés dans une campagne de dénigrement des professeurs, de leur supposé manque de travail durant le confinement, de leur supposée réticence à reprendre le chemin des écoles et des établissements.

Les organisations membres du CSE s’indignent de ces discours mal informés, stigmatisant l’ensemble d’une profession. Le service public d’éducation a tenu pendant cette période difficile de part l’investissement des personnels, en dépit des nombreuses difficultés auxquelles ils ont été confrontés. Les facteurs limitant la reprise sont avant tout d’ordre médical et matériel, liés à l’application des consignes et du protocole sanitaires.

Les organisations du CSE demandent au ministre de s’exprimer publiquement pour dénoncer cette campagne calomnieuse et soutenir les personnels de son ministère.

La rentrée est proche et la dernière mouture du protocole sanitaire est bien creuse ! A retenir : Les masques sont désormais obligatoires pour les enseignants de la maternelle à l’université et ce quelques soient les espaces ou les distances ! L’administration va procéder à la livraison de masques tissus (comme indiqué dans la lettre hebdo) et de lingettes dans la journée de lundi.

Restait le cas des personnels vulnérables  :

Pour la rentrée de septembre, la Secrétaire générale du ministère a confirmé ce qui a été dit par la ministre de la Fonction publique mercredi : les ASA ne seront plus accordées à partir du 1er septembre.

Pour le ministère la règle est le retour au travail des personnels vulnérables. Il peut y avoir télétravail si celui-ci est possible, mais si c’est impossible il faut une reprise du travail sur site. Un agent qui ne reviendrait pas doit prendre un arrêt de travail.

En CHSCT ministériel, l’administration a indiqué à notre représentant FSU que serait fourni à ces personnels des masques de type chirurgical à usage médical de catégorie 2 (à ne pas confondre avec les masques grand public de catégorie 2). Ce sont les masques recommandés pour les personnes positives au covid dans leurs déplacements. Les personnels vulnérables peuvent aussi en obtenir gratuitement en pharmacie sur présentation de leur certificat médical. Cet équipement est conforme aux préconisations des autorités sanitaires. Cinq millions de masques ont été achetés et sont en train d’être acheminés vers les rectorats. Il faudra une attestation médicale pour en bénéficier. Le MEN n’aura pas de masques FFP2, réservés en priorité aux personnels de santé soumis à des actes à risques avec des patients. Mr Gauthier nous a confirmé par téléphone que l’administration allait prendre contact avec les personnels qui avaient fourni un certificat médical en juin, pour les doter de ce type de masques.

Si il y avait du retard à l’allumage, n’hésitez pas à vous tourner vers votre pharmacie ! Sur prescription médicale, les pharmacies délivrent ce type de masques à raison de 10 par semaine.

Protocole à suivre en cas de suspicion ou de covid avéré

Lors du CHCTMEN du 27 août, le ministère a fait référence à un document produit conjointement avec les autorités sanitaires (en pièce jointe). L’objectif affiché par le ministère est d’éviter au maximum la fermeture de classes ou d’écoles.

1. En cas de suspicion, l’élève ou l’adulte doit consulter son médecin traitant ou contacter la cellule Covid-19 pour les suites à donner. « Dans l’attente de l’avis médical, les activités scolaires de l’école ou de l’établissement se poursuivent en respectant avec attention les mesures du protocole sanitaire. »

2. Si le cas est avéré, la directrice ou le directeur de l’école doit être prévenu.e et informe de suite l’ARS. « En lien avec le personnel médical de l’éducation nationale, elle ou il élabore la liste des personnes, élèves ou personnels, susceptibles d’être contacts à risque et la transmet à l’ARS ». Ces personnes doivent être isolées en attendant les recommandations de l’ARS qui décidera de la politique de dépistage.

3. L’information au sein de la communauté éducative La directrice ou le directeur de l’école informe les personnels ainsi que les responsables légaux des élèves de la présence d’un (ou plusieurs) cas avéré(s) et de la nécessité de s’isoler dans l’attente des recommandations de l’ARS s’ils ou elles sont personnes contact à risque. Pour les autres, élèves ou personnels, ils et elles doivent être informé.es de l’éventualité de la suspension provisoire de l’accueil des élèves, partielle ou totale, décision qui incombe au préfet en lien avec l’ARS. Rien n’est dit du déclenchement du plan de continuité pédagogique et à ce jour cette procédure reste secrète. Aucun seuil d’alerte (fermeture de classe, fermeture d’école) n’est indiqué.

4. En cas de covid-19 avéré dans l’entourage Les familles s’engagent à ne pas mettre leur enfant à l’école en attendant les préconisations de leur médecin traitant. « L’enfant bénéficie de la continuité pédagogique mise en œuvre par son école. »

Pour le SNUipp-FSU, il reste des zones à éclaircir comme la définition de « contact à risques », de la situation administrative des personnels en mesure d’éviction, de « la continuité pédagogique mise en pace par l’école » quand tous.tes les enseignant.es sont en poste ou encore des situations entraînant la fermeture de classes ou d’écoles. En l’état, ces mesures ne prennent pas en compte le nombre important d’échanges au cours d’une journée de classe et qui est l’une des caractéristiques scolaires. De même, la distanciation physique et la restriction du brassage n’étant que des recommandations, la circulation du virus risque de s’accélérer à partir de la rentrée.

Bonne rentrée à toutes et tous quand même !

POINT au 18 juin

Après avoir donc envoyé à toutes et tous dans les écoles et sous forme de décret le protocole modifié hier matin, un nouveau protocole arrive. Qui sera traduit, a dit M. Blanquer sur France Info ce jeudi matin à 8h10, sous forme d’un nouveau décret à paraître avant lundi 22 juin et qui se substituera à celui d’hier.

Et voilà le nouveau protocole sanitaire au 18 juin !

Préambule : mention à lire en bas de page de chaque feuille du PROTOCOLE SANITAIRE – GUIDE RELATIF AU FONCTIONNEMENT DES ECOLES ET ÉTABLISSEMENTS SECONDAIRES DANS LE CONTEXTE COVID-19 Page 3 / 8

Document réalisé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse le 14 juin 2020 Les prescriptions du présent guide sont susceptibles d’être complétées ou ajustées en fonction de l’évolution des connaissances. Consultez régulièrement le site education.gouv.fr pour leur actualisation.

Cette mention discrète est fondamentale et rappelle celles figurant au bas de documents publicitaires…

Pour celles et ceux passionnés de lecture institunionnelle : https://www.education.gouv.fr/22-juin-accueil-de-tous-les-eleves-des-ecoles-et-colleges-303546

Pour travailler le plan dans la classe, notre ministère propose des Exemples de schémas d’aménagement des salles de classe dans le respect des règles de distanciation physique au 22 juin 2020. A dévorer sans modération !

Le décret paru hier et sous la responsabilité du ministre de l’Education Nationale faisait mention en page 3 de :

Dans les écoles élémentaires et les collèges, la distanciation physique d’au moins un mètre s’applique dans les espaces clos (dont la salle de classe), entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face.

Ce jeudi 18 juin, le protocole a été modifié et stipule désormais :

Dans les écoles élémentaires et les collèges, le principe est la distanciation physique d’au moins un mètre lorsqu’elle est matériellement possible, dans les espaces clos (dont la salle de classe), entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre les élèves quand ils sont côte à côte ou face à face.

La modification est capitale car elle permet de faire rentrer tous les élèves dans la salle de classe, avec ou sans le fameux mètre de distanciation latérale.

D’aucun pourrait nous accuser d’âtre tatillon ou de chercher avec avidité la petite bête qui monte qui monte. Mais le sujet est sérieux et les conséquences de ces mots et de ces formules, écrits sous forme de décret puis modifiés quelques heures plus tard sont majeures et sources de souffrance.

Comme nous devons faire sans cesse dans l’urgence, nous avons pris l’habitude d’être réactifs afin d’anticiper au mieux les choses. Le temps pressant, des messages par les écoles ont d’ailleurs été envoyés à nombre de familles afin d’expliquer le protocole paru hier. Il faudra donc en envoyer d’autres… Ou comment nous mettre encore en difficulté en étant à nouveau obligés de nous contredire, pouvant ainsi nous faire passer pour des girouettes, nous qui nous trouvons en bout de chaîne.

L’école, la classe, ça se pense, ça s’organise. Dans cette période tout particulièrement. Au delà de tout, le plus épuisant est l’instabilité de toute annonce. Ceci dit, et depuis le début de cette crise, les enseignant.e.s auront du sans cesse s’adapter, dans l’urgence, en constatant bien souvent que le travail qu’ils et elles effectuaient pouvait devenir obsolète avant même d’avoir été !

Alors que nous commençons l’avant dernière journée de classe mêlant école en présentiel et école à distance, sur la base du volontariat s’agissant de la scolarisation des enfants à l’école, nous devons découvrir le nouveau nouveau protocole effaçant celui de la veille…

Nous avons à nouveau joint M. Gauthier, IENA de la DSDEN 87, pour avoir confirmation que notre échange de la veille était caduque s’agissant des élèves d’élémentaire. M. Gauthier a bien évidemment confirmé qu’il n’y avait plus d’obstacle à la reprise de tous les élèves dans toutes les classes avec ce nouveau protocole.

Il aurait suffi qu’au cabinet du ministre quelqu’un ait eu l’idée saugrenue d’appeler quelque enseignant.e que ce soit au sujet du protocole pour que de tels hoquets n’aient pas eu lieu. Mais se soucie-t-on de nous à ce niveau là… ?

Et la transmission du virus dans tout ça…

La FSU a pris la décision de quitter le CHSCT Ministériel pour les raisons expliquées ICI.

POINT au 17 juin

Nous avons joint M. Gauthier ce mercredi midi pour poser plusieurs questions en rapport avec le nouveau protocole.

Surtout, pour tout problème, la première chose à faire est de prendre l’attache de son IEN.

 Obligation scolaire ≠ tous les élèves à l’école

Le retour à l’école ne sera pas forcément pour tous les élèves, là où cela n’est pas possible dans le respect du nouveau protocole. En d’autres termes, lorsqu’on ne peut pas accueillir les élèves pour différentes raisons d’ordre organisationnel (table double, salle exiguë), on peut fonctionner par groupe en nombre moins élevé que son groupe classe, en effectuant des rotations jour à jour.

  • Aujourd’hui, on n’a pas d’information sur le transport scolaire. Il n’est donc pas sûr du tout que tous les élèves puissent revenir à l’école.
  • Restauration scolaire paramétrée pour un volume d’élèves ne correspondant à la réalité d’une fréquentation habituelle.
  •  Installation des salles de classe
    • On réinstalle modestement. Il ne s’agit pas de retrouver une organisation parfaite.

Nous avons souligné le difficulté posée par l’annonce faite ce dimanche soir par le Président de la République en terme de réorganisation matérielle, du vendredi après la classe pour être opérationnel le lundi matin.

 Les personnels vulnérables

Les personnels vulnérables, confirmés comme tel et ne revenant pas à l’école, ne pourront pas être remplacés. Leur nombre actuel, autour de 140, devrait être largement revu à la baisse. Cependant, sûrement pas pour tous. Si tel est le cas, il ne pourra être question d’accueillir les élèves si le protocole “rénové” ne peut pas être respecté. Il faudra à nouveau contacter son IEN afin qu’il précise les choses.

Il n’est pas question que les enseignants prennent quelque responsabilité que ce soit concernant l’accueil des élèves sans respecter le protocole sanitaire.

A 2 semaines de la sortie, les enseignant.e.s, en bout de chaîne, seront encore mis à rude épreuve. Ou comment boire son calice jusqu’à la lie…

Réaction du SNUipp (communiqué de presse) suite aux annonces présidentielles : DES ANNONCES EN FORME D’IMPOSSIBLE PROMESSE

POINT au 16 juin

Réaction du SNUipp (communiqué de presse) suite aux annonces présidentielles : DES ANNONCES EN FORME D’IMPOSSIBLE PROMESSE

Ce midi, le protocole “allégé” n’est toujours pas disponible !

POINT au 15 juin

Suite aux annonces présidentielle d’hier soir, annonçant la reprise “obligatoire” de la scolarisation au 22 juin, nous avons contacté Mr Gauthier qui n’avait pas plus d’informations que nous sur le sujet ! Le protocole sanitaire a connu un léger bougé dans le décret du 14 juin : Exit la jauge maximale à 15, mais la distanciation d’un mètre entre chaque élève est la règle en classe ! A vos scies sauteuses pour séparer les tables doubles :). Wait and see !

Le SNUipp-FSU a eu une visio avec le ministère ce matin, en voici quelques extraits du compte rendu :

le MEN modifiera d’ici demain le protocole sanitaire en vue de son application le 22 juin. Il sera donc allégé.

L’analyse, très partiale, que fait le MEN du décret publié au JO de ce matin est la suivante :

• Les écoles maternelles sont soumises aux mêmes règles que les crèches. On veille à la distanciation, mais elle ne s’impose pas. Les personnels portent un masque.

• Dans les écoles élémentaires les règles de distanciation sont assouplies. Il faudra respecter une distanciation d’un mètre en latéral ou en face à face entre élèves et entre enseignants et élèves. Le ministère parle d’un resserrement des rangées. On passe d’une logique de distanciation d’élèves à une logique de distanciation de groupes. A l’extérieur (récréations, …), la distanciation est supprimée au sein d’un même groupe. Il est mis fin à l’accueil prioritaires des enfants des personnels soignants. En maternelle comme en élémentaire on revient à un nettoyage quotidien. Les jeux extérieurs ainsi que les objets, outils peuvent être partagés au sein d’un même groupe avec nettoyage en fin de journée.

• Les repas à la cantine sont possibles si les groupes ne se mélangent pas. L’organisation de kermesses est possible selon les règles usuelles (port de masques grand public et distanciation physique). Le MEN va demander un assouplissement d’ici le 22 juin afin que la distanciation d’un mètre soit une recommandation et non une règle incontournable. Les transports scolaires sont les seuls à devoir respecter la distanciation d’un mètre.

• C’est la fin du volontariat de maintien ou non des enfants à domicile .

Concernant les personnels vulnérables , ils n’ont pas vocation à rester à domicile par principe ; C’est l’avis du médecin qui sera déterminant.

Nous sommes toujours ce soir dans l’attente d’une communication de la DSDEN.

POINT au 9 juin

La période que nous vivons reste placée sous le signe de l’absence de vision, y compris de court terme.

Le protocole va-t-il changer, ou pas ? La semaine prochaine, le 22 juin, ou pas…

Des chroniqueurs d’une remarquable objectivité sévissent partout, jusqu’à la provocation (à écouter ICI en ayant comme objectif de rester…zen !)

Et nous dans tout ça ?

On fait au mieux, on serre les dents mais il est difficile de concilier des écrits contradictoires :

Parce que l’obligation d’instruction s’impose à tous, l’élève qui n’est pas en présentiel continue de bénéficier de la continuité pédagogique par un enseignement à distance.

lit-on dans le courrier envoyé par notre IA DASEN aux directrices et directeurs d’école.

Mention que l’on retrouve également dans son courrier aux parents et qui de fait nous pose plus de problèmes parce qu’il n’est pas partout possible d’assurer tout à la fois 100% d’école à l’école et 100% du suivi à distance.

D’ailleurs, sur le site du MEN, on lit :

Les professeurs qui assurent un service complet en présentiel dans l’école ou l’établissement ne sont pas astreints à l’enseignement à distance. L’enseignement à distance pour les élèves restés chez eux est assuré par les professeurs qui sont aussi à domicile. Le lien à distance entre élèves et professeurs est défini à l’échelle de l’école ou de l’établissement, avec l’aide, le cas échéant, des autorités académiques.

Mais que se passe-t-il là où TOUS les enseignants de l’école assurent la classe TOUS les jours ?

Chaque enseignant dans ce cas (et on est nombreux) doit s’adapter et une fois encore ne compter que sur lui-même pour gérer des communications officielles incompatibles les unes avec les autres.

Mais certain.e.s auront une prime…

Et le dégel du point d’indice pour TOU-TE-S ? Et son rattrapage depuis 2010 ?

Puisque déconfinement il y a, il est plus que nécessaire de nous retrouver !

Rassemblement de soutien pour la reconnaissance des soignants le 16 juin à 14h devant le CHU à Limoges

Plus jamais ça ! Nous les avons applaudis, maintenant il nous faut les soutenir 

POINT au 8 juin

La FAQ du ministère, mise à jour au 5/06/20, marque une inflexion concernant le bénéfice d’une ASA.

Par ailleurs une note de la DGRH rappelle la garantie du secret médical et discrédite toutes les tentatives locales de détournement de ce principe.

Textes de référence : Faq du ministère mise à jour le 5/06/20 page 18

Garde d’enfants,

la FàQ du MEN :

  • indique désormais clairement que “Les personnels enseignants sont prioritaires pour l’accueil de leurs enfants en crèche ainsi que dans les établissements scolaires”. 
  • Cela différentie les deux situations :
    1. les enfants ne peuvent être pris en charge (crèche ou école) durant leur temps de service. Alors les personnels se voient proposer d’exercer leur fonction à distance, pour les jours durant lesquels leurs enfants ne peuvent être accueillis (sur présentation d’une attestation de l’établissement scolaire ou de la crèche). Si le travail à distance n’est pas possible compte tenu des fonctions exercées ou de circonstances particulières, ils peuvent solliciter une autorisation spéciale d’absence (ASA). Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie sous réserve de justifier de l’absence toute solution de garde alternative (attestation sur l’honneur)
    2. les personnels enseignants qui souhaitent garder leurs enfants et ne pas les confier à la crèche ou à l’école alors qu’ils en ont la possibilité seront mobilisés par leur responsable hiérarchique pour la continuité pédagogique, sous la forme de travail à distance pour les élèves que leurs parents ont choisi ne pas confier à l’école. Aucune ASA ne pourra être accordée dans ce cas.
  • Rien n’est stipulé concernant les AESH qui ne peuvent pas poser de congés annuels.

Secret médical : Une note de la DGRH du 13 mai 2020 actualisée le 2 juin 2020, conformément au code de la santé, rappelle “la garantie de la protection du secret médical”. Pour cela le “certificat médical se bornera à attester la nécessité du confinement et sa durée ou par une déclaration sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr)”.

POINT au 3 juin

Les changements induits par la nouvelle phase de déconfinement au 2 juin

Textes de référence :

Décret n° 2020-663 du 31 mai 2020 (principalement les articles 31 à 36)

- Port du masque : légère évolution

Le port du masque reste obligatoire pour les personnels en présence des élèves. (Art. 36) mais les enseignant.e.s, en situation de “cours” et qui sont à plus d’un mètre des élèves, peuvent en être dispensé.e.s. Le port du masque est obligatoire pour les parents qui entrent dans une école ou un établissement (art.36 – 6°).

- Réunions au sein de l’école

Le décret lève l’interdiction de rassemblement ou réunions professionnelles mettant en présence plus de 10 personnes lors qu’elles peuvent être organisées dans les conditions de nature à permettre le respect des mesures d’hygiène (Art. 3 – 1°). Les conseils des maîtres ainsi que les conseils d’école pourraient donc se tenir “en présentiel” dans le respect de ces conditions. C’est à l’équipe pédagogique d’apprécier si les conditions permettent la tenue de telles réunions.

- Locaux et activités sportives

Dorénavant, il est possible d’utiliser les équipements sportifs couverts et de plein air sauf pour les sports collectifs et de combat en respectant une distanciation de 2 mètres.

Les vestiaires restent fermés.

POINT au 2 juin

Le décret n° 2020-663 du 31 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire a été publié ce 1er juin.

Extrait nous concernant directement et s’agissant du port du masque :

Article 36

I. – L’accueil des usagers dans les établissements mentionnés au présent chapitre est organisé dans des conditions de nature à permettre le respect des règles d’hygiène et de distanciation mentionnées à l’article 1er.

Toutefois, dans les établissements et services mentionnés à l’article 32, dans les écoles maternelles ainsi que pour les assistants maternels, dès lors que le maintien de la distanciation physique entre le professionnel et l’enfant n’est par nature pas possible, l’établissement ou le professionnel concerné met en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus.

II. – Portent un masque de protection :

1° Les personnels des établissements et structures mentionnés aux articles 32 et 33 en présence des usagers accueillis ;

2° Les assistants maternels, y compris à domicile ;

3° Les élèves des écoles élémentaires présentant des symptômes liés au virus jusqu’au moment de la prise en charge hors de l’école ;

4° Les collégiens et les lycéens lors de leurs déplacements ;

5° Les enfants de onze ans ou plus accueillis en application du III de l’article 32 ;

6° Les représentants légaux des élèves.

Les dispositions du 1° ne s’appliquent pas aux personnels enseignants lorsqu’ils font cours et sont à une distance d’au moins un mètre des élèves.

POINT au 28 mai

Tout d’abord, un petit décryptage de l’interview de notre ministre sur une chaîne privée à regarder ICI.

Nous avons joint M. Gauthier ce matin et avons posé 3 questions :

- 1- Comment les collègues vont-ils faire pour gérer le nombre des élèves revenant à l’école si celui-ci dépasse les seuils ? (la liste des prioritaires concernant pratiquement tout le monde)

M. Gauthier confirme qu’effectivement tous les parents qui souhaitent remettre leur enfant à l’école peuvent trouver un angle de priorité. La réalité est la nécessité de reprise économique.

Il indique même que certains enfants seront pris moins fréquemment qu’auparavant du fait des rotations nécessaires dues au plus grand nombre de parents demandant que leur enfant reprenne le chemin de l’école.

SNUipp-FSU 87 : cela va compliquer notre tâche, il va falloir expliquer et argumenter, face à des parents qui ne seront pas toujours compréhensifs.

M. Gauthier nous dit qu’il faudra dire que la Municipalité peut mettre en place le dispositif 2S2C pour qu’il n’y ait pas de rupture dans la garde.

Il nous dit aussi qu’il y aura une montée en tension d’effectifs dans la plupart des écoles, certaines dans le rural devant toujours y échapper. Il cite plusieurs très grosses écoles de Limoges déjà en tension (Herriot, Landouge, Jules Ferry) mais aussi La Brégère.

SNUipp-FSU 87 : Les difficultés d’organisations s’y révèlent effectivement plus grandes que dans des écoles à taille plus modeste. D’où l’intérêt ne pas fermer les petites structures pour en créer des plus grosses ! (cf cas maternelle Paroutaud à Limoges par exemple…)

- 2- Des communes avaient pris un arrêté de non reprise de l’école. En reste-t-il ?

M. Gauthier nous a dit que certaines allaient reprendre (à partir du 4 juin concernant une commune) mais que cela restait encore à préciser.

Plusieurs communes ont réouvert leurs écoles à compter de ce lundi 25 mai.

- 3- 2S2C : ce dispositif d’appui à la reprise scolaire a-t-il commencé à être mis en place ? (cf plaquette officielle de présentation)

M. Gauthier nous dit que le courrier envoyé par Mme Orlay, IA-DASEN, aux maires des communes date d’une semaine. Difficile donc d’avoir déjà des réponses. Il nous précise qu’aucune convention n’a pour l’instant été signée. Les premières devraient l’être prochainement, certaines communes ayant déjà les moyens d’effectuer ces mises en place rapidement.

SNUipp-FSU 87 : nous rappelons notre grande méfiance quant à la mise en place de ce dispositif et de sa possible (probable ?) instrumentalisation après cette période de déconfinement. Le SNUipp-FSU et le SNEP-FSU se sont exprimés fortement sur ce point (cf ICI).

D’autre part, le C de Civisme nous interroge aussi beaucoup. Laisser le civisme aux mains des collectivités territoriales nous paraît même dangereux. L’Ecole doit rester celle de la République. Le civisme ne saurait devenir l’apanage de municipalités dont certaines sont bien malheureusement dirigées par des élu.e.s issu.e.s de formations politiques prônant le rejet de l’autre, le rejet de la différence et le repli sur soi.

M. Gauthier nous a répondu que le 2S2C n’avait aucune vocation à s’inscrire dans la durée et que c’était juste un moyen pour que tous les enfants puissent être gardés, puisque l’école seule n’en a pas les capacités.

SNUipp-FSU 87 : nous restons vigilants à ce que ce dispositif ne soit pas utilisé par la suite comme un ballon d’essai, une expérience pouvant être utilisée pour repenser fondamentalement l’école.

Questions diverses :

- Exeat et ineat : quand les collègues concerné.e.s seront informé.e.s de quelque réponse qu’elle soit ?

M. Gauthier nous dit savoir que beaucoup de collègues demandent un ineat pour intégrer notre département. Le problème est que TOUS les départements sont en difficulté en termes de personnels.

SNUipp-FSU 87 : nous avons signifié que très peu de collègues demandaient un exeat pour quitter le département et que prononcer les (3 à notre connaissance) demandes d’exeat seraient une bonne chose.

Nous avons également dit que des collègues viendraient dans notre département, qu’ils ou elles soient intégré.e.s ou non. A nouveau, des mises en disponibilité contraintes seront faites, faute d’accepter les exeat et ineat. Pour le département d’origine, le fait est que ces collègues là ne seront de toute façon pas ua travail à la rentrée prochaine. Pourquoi alors persister à refuser les exeat ?

M. Gauthier nous a dit ne pas pouvoir nous répondre.

- Les rendez-vous de carrière non effectués (une trentaine de collègues concerné.e.s).

M. Gauthier nous a dit que certains de ces RV seraient effectués d’ici à la sortie de juillet (quand les conditions étaient réunies). Il a bien expliqué qu’un RV de carrière n’était pas une inspection. Tous les RV de carrière restant à effectuer cette année ne le seront pas, ceux qui ne le seront pas seront effectués de septembre à décembre, l’avis de l’IADASEN devant être arrêté au 15 janvier 2021.

POINT au 20 mai

POINT au 20 mai

Vous trouverez ICI le compte rendu du CHSCT d qui s’est tenue hier.

Vous trouverez ICI le compte rendu de la réunion sur la scolarisation des élèves en situation de handicap avec M. Rousseau, IEN ASH et où il a été aussi beaucoup question des personnels AESH.

POINT au 18 mai

La FSU a questionné le ministère le 13 mai dernier afin d’obtenir un écrit concernant les annonces pour les personnels souhaitant garder leurs enfants.

En réponse à cette interpellation, le ministère, par la voix de M. Herlicoviez (chef de service à la DGRH, en charge du CHSCTM), écrit : 

Lorsqu’elle a été interrogée, la DGRH a indiqué que, pour le mois de mai, les personnels seraient invités à signaler à leur autorité hiérarchique leur indisponibilité en raison de la garde de leurs enfants, sans précision particulière. Les académies et les établissements se fonderont jusqu’au 1er juin sur cette simple information pour inviter les personnels enseignants à assurer la continuité pédagogique à distance des élèves qui ne reviendraient pas à l’école et les autres personnels à rester en télétravail. Ce n’est donc qu’à titre exceptionnel et au vu de circonstances particulières rendant impossible le travail à distance que les personnels enseignants et non enseignants seront placés en autorisation spéciale d’absence.

La FAQ du ministère mise à jour le 14 mai indique ceci :

« Les personnels qui, du fait de la fermeture des crèches et établissements scolaires, n’ont pas de solution de garde pour leurs enfants se voient proposer d’exercer leur fonction à distance. Si le travail à distance n’est pas possible compte tenu des fonctions exercées ou de circonstances particulières, ils peuvent solliciter une autorisation spéciale d’absence (ASA). Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie sous réserve de justifier de l’absence de solution de garde. Les parents qui ne souhaitent pas scolariser leur enfant alors même que la classe de ce dernier a ouvert sont regardés comme sans solution de garde dès lors que le retour à l’école se fait sur la base du volontariat. Les personnels enseignants sont prioritaires pour l’accueil de leurs enfants en crèche ainsi que dans les établissements scolaires. »

Les personnels, enseignant ou AESH, ont donc bien cette possibilité de garder leurs enfants sans précision ni justification particulière à fournir, comme le SNUipp-FSU l’a écrit à la suite du CHSCTM du 7 mai. Cette autorisation reste valable jusqu’au 31 mai.

POINT au 15 mai

Vous trouverez ICI le compte rendu du CTSD de présentation du protocole de “reprise”.

Point au 14 mai

Au BO n° 20 du 13 mai est paru :

Réouverture progressive des écoles et des établissements d’enseignement

Renforcement de l’accompagnement des personnels

Mme Grizon nous a fait parvenir ce mercredi 13 mai son relevé de conclusions faisant suite à notre alerte sociale déposée le 28 avril (et devant au regard des textes donner lieu à un relevé de conclusion 8 jours francs plus tard…)

Au niveau national, le SNUipp-FSU a déposé un préavis de grève portant sur la période jusqu’au 4 juillet dans le but de pouvoir appeler si nécessaire à la grève.

Nous restons dans l’attente d’une liste des parents d’élèves jugés comme indispensables à la gestion de la crise sanitaire et à la continuité de la vie de la Nation.

Plusieurs écoles n’ont pas encore rouvert leurs portes. Si vous êtes dans ce cas là, tenez-nous en informés (snu87@snuipp.fr)

Enfin, nous avons reçu sur nos boites professionnelles un courrier concernant nos rémunérations d’avril, dans lequel on apprend que les indemnités payées à la suite d’une activité ponctuelle (HSE, ISSR, indemnités de formation ou de jury…) et les retenues ponctuelles (pour jour de grève ou pour jour de carence) ont été suspendues. Ces indemnités dites non permanentes, tout comme les retenues, feront l’objet d’une régularisation ultérieurement, après retour à la normale. De la même manière, les changements dans la situation personnelle avec un impact sur le SFT ou les changements dans la situation professionnelle comme un changement d’échelon seront régularisés postérieurement à la période de confinement.

POINT au 12 mai

Nous y sommes.

Nous avons joint M. Gauthier :

- la DSDEN distribue les masques dont elle dispose mais fonctionne “à flux tendu”.

Si vous disposez de moins d’un jour d’avance, il faut prévenir son IEN de la situation.

- les enfants prioritaires à l’accueil : toujours pas de liste.

Nous avons dit que cela pouvait mettre des collègues en grande difficulté pour refuser tel ou tel élève, la notion de “personnels indispensables à la Nation” se révélant bien floue. Un banquier, une hôtesse de caisse, une AESH, une enseignante, toute personne travaillant dans le nettoyage, dans le transport, dans l’énergie, dans… bref, chacun.e peut avoir la certitude d’être considéré comme indispensable à la nation. Mais sans liste précise à montrer aux parents demandeurs, et devant un afflux pouvant se révéler plus fort que la capacité d’accueil, comment décider qui pour réponse positive, qui pour réponse négative, comment arbitrer ? Nous avons aussi souligné le fait que dans certaines écoles, déjà, les seuls enfants prioritaires bloquaient toute autre possibilité de retour à l’école.

M. Gauthier nous a répondu qu’il avait parfaitement conscience de cela et que des situations comme celles décrites avaient déjà été portées à sa connaissance.

- le remplacement

M. Gauthier nous a dit que seuls les collègues en arrêt maladie seraient remplacés mais que la DSDEN n’avait pas assez de remplaçants libres pour assurer tous les remplacements. Dans tous les autres cas, c’est donc la poursuite du télétravail.

Nous avons également fait part de la crainte (bien légitime) des collègues et des AESH devant effectuer des missions dans plusieurs écoles.

Nous n’avons pas eu de réponse en termes d’aménagements des missions pour moins de déplacements.

- collectivités territoriales et organisation de l’accueil en parallèle de l’école

Il y a tous les cas de figure sur la territoire. Parfois, oui, plus souvent , non. Mais pas de chiffres.

- les protocoles non encore validés par les IEN

Nous avons souligné la nécessité de faire confiance aux organisations pensées par les équipes, en cohérence avec les propos tenus lors des derniers CHSCT.

M. Gauthier a confirmé avoir toute confiance dans les équipes et les IEN. Il a également dit qu’il ne fallait pas hésiter à joindre les IEN pour compléter les explications sur les organisations envisagées. Cette période peut être une chance pour changer la nature des relations entre collègues et IEN, a-t-il également ajouté.

- les collègues assurant l’école à distance

Nous avons rappelé que ces collègues travaillaient. Les organisations d’école, lorsqu’elles le permettent peuvent aboutir à une organisation (et éventuellement mise en place d’une rotation des collègues en présentiel et à distance) où tous ne sont pas à l’école sans pour autant être personnel à risque et/ou en ASA.

A propos des ASA, on a rappelé que celles-ci impliquaient de ne pas travailler. Il fallait donc, en fonction des situations, en avoir une lecture distanciée afin de ne pas mettre les collègues en difficulté.

POINT au 11 mai

Réécoutez l’intervention de Fleur Bidon, membre du SNUipp-FSU 87 et directrice de l’école primaire de Saint-Sylvestre.

https://www.francebleu.fr/emissions/invite-de-france-bleu-limousin-8h15/limousin/fleur-bidon-directrice-d-ecole-a-saint-sylvestre-et-membre-du-syndicat-snuipp

POINT au 9 mai

#11mai dans les écoles
Et chez vous, comment ça se passe ?
Participez à l’enquête : 

https://consultation.snuipp.fr/11mai-dans-les-ecoles

Alors que le gouvernement annonce la réouverture de plus de 80% des écoles la semaine du 11 mai, il semble que la situation soit plus disparate que ce chiffre annoncé par le ministère. Aussi le SNUipp-FSU sollicite largement les enseignant-es des écoles pour établir une photographie précise. Des chiffres qui permettront à la fois aux délégués du personnel d’intervenir au plus près de la réalité du terrain lors des différentes instances et réunions avec l’administration et de publier une cartographie précise de comment se passe la « reprise » de l’école sur le terrain.

POINT au 7 mai

Notre syndicat national vient de nous faire part de la réponse du ministère au sujet des possibilités d’ASA nous concernant, enseignants comme AESH. Nous avons contacté M. Gauthier, IENA, pour le tenir informé de cette possibilité. Nous lui avons également rappelé que le Conseil d’Ecole était nécessaire pour valider les protocoles avant validation par les IEN.

M. Gauthier a pris note de nos remarques et a dit attendre plus d’instructions.

Ci-après le formulaire de demande d’ASA

Garde d’enfants : les enseignant.es et les AESH ont le choix !

Suite à l’obtention des ASA pour la garde d’enfants des personnels lors du CTMEN du 6 mai 2020 (voir circulaire admin n°23 du 6 mai), le SNUipp-FSU a obtenu lors du CHSCT-MEN du 7 mai que les enseignant.es ainsi que les AESH soient traité.es comme tous les autres parents. 

S’ils ne souhaitent pas remettre leurs enfants à l’école, les enseignant.es peuvent poursuivre l’enseignement à distance. Si le travail à distance n’est pas possible ils pourront obtenir des ASA. Ce cadre s’applique aussi aux AESH.

Cette situation est valable jusqu’au 31 mai et sera examinée à nouveau à l’aune des textes à paraître pour le 1er juin.

Suite à la demande de la FSU, un rappel du ministère en direction des DASEN sera fait pour l’application de cette règle dès cet après-midi.

Une attestation sur l’honneur suffit comme justificatif.

Nous avons à nouveau eu M. Gauthier au téléphone ce jeudi 7 mai à 17h30. Il nous a dit que les nouvelles dispositions dont nous lui avons fait part étaient prises en compte et intégrées.

N’hésitez pas à nous contacter si ce n’est pas le cas.

POINT au 6 mai

Nous avons été reçu ce matin sous forme de visio conférence en audience suite au dépôt de notre alerte sociale du 29 avril dernier.

Vous en trouverez le compte rendu ICI.

Lors du CTM qui s’est tenu hier, M. Blanquer a dit à propos de la responsabilité des une ou des autres : elle devra être précisée même si en l’état, aucun enseignant ne verra sa responsabilité pénale engagée à la condition d’appliquer le protocole sanitaire. La décision d’organisation retenue par le conseil des maître.sses sera présentée au conseil d’école et envoyée à l’IEN pour validation.

Le Conseil d’Ecole est donc le meilleur moyen de NOUS protéger.

D’autre part, vous trouverez  ICI le compte rendu que nos collègues du SNUipp-FSU national ont eu sous la présidence du ministre Blanquer.

POINT au 4 mai

Nous avons contacté M. Gratadour à propos de son vademecum envoyé aux écoles. Nous lui avons signifié que celui-ci avait fortement choqué la profession, que les collègues (et nous-mêmes évidemment) étions affectés et en colère. Dans les conditions particulières que nous vivons tous, nous avons dit que l’on s’attendait à une toute autre communication que celle-ci (pourquoi pas des outils pour parler de cette période à nos élèves).

M. Gratadour nous a répondu qu’il était profondément désolé si celui-ci avait pu choquer, que son objectif était de donner des pistes de réflexion afin d’aider les collègues au mieux, pas de les fragiliser encore plus. Il nous a dit que ce vademecum n’avait rien d’obligatoire, que l’on pouvait ou non s’en servir. Il nous a dit qu’il préciserait les choses aux IEN demain matin, de façon à ce qu’il n’y ait pas de méprise.

Nous avons dit que la communication avait bien largement manqué son but et avait créé un supplément de tension et de stress dont chacun.e se serait bien passé.

Une communication directement aux collègues aurait quand même été plus judicieuse.

Imposer collectivement nos exigences de déconfinement : PETITION UNITAIRE

Nous avons diffusé aujourd’hui des consignes syndicales communes aux équipes pédagogiques avec le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. Un communiqué auquel s’est associée la FCPE a été diffusé à la presse. Lire ICI.

Sur la base de ce texte, la pétition à faire signer massivement, avec une première étape pour le CTMEN de demain est en ligne à l’adresse suivante :

https://deconfinement-des-ecoles-des-garanties.fr

Il nous faut faire en sorte qu’un maximum de collègues s’en emparent et la signent pour faire monter la pression sur le ministère toute cette semaine et notamment au CTM de demain (17h30) et imposer au final notre processus de déconfinement des écoles.

POINT au 3 mai

Le protocole sanitaire émanant du Ministère a finalement été transmis : voir ICI.

Le principal changement concerne les masques destinés aux enseignants et aux élèves. Ils ne sont plus obligatoires pour enseigner mais le restent pour l’entrée en classe pour les enseignants. L’allègement des règles de sécurité n’est pas particulièrement rassurant pour les parents et les enseignants…

Nous ne pouvons que conseiller aux équipes de produire un écrit afin de s’ôter toute responsabilité sanitaire. Et de saisir le CHSCT-D via la saisie d’une fiche SST. Nous vous en proposons ci-après un exemplaire modifiable et adaptable à votre point de vue.

Ce sera un nouveau point au menu de nos questions dans le cadre de notre alerte sociale. Pas question pour nous d’assumer des responsabilités que n’avons pas à endosser !

A consulter aussi cet article sur le Café pédagogique.

Pour échanger autour de cette problématique de la réouverture des écoles, nous organisons une visio conférence intitulée : RIS “11 mai” le jeudi 7 mai à 17h00

Pour participer à cette réunion :

https://us02web.zoom.us/j/85407580051

ID de réunion : 854 0758 0051

Mot de passe : 007981

POINT au 2 mai

La DSDEN a communiqué auprès des directrices-teurs de la ville de Limoges pour apporter quelques informations :

“La ville de Limoges a croisé les très nombreuses contingences à articuler et, en lien avec la DSDEN, a travaillé sur une ré ouverture progressive des écoles par groupes, selon le calendrier suivant :

– 11 mai : pré rentrée des personnels (pas d’élève)
 12 mai : retour en classe des élèves de CP / CE1 et CM2
 18 mai : retour en classe des élèves de GS / CE2 et CM1
 25 mai : retour en classe des élèves de PS et MS.
La modification des horaires d’entrée et de sortie répond à l’enjeu des exigences sanitaires.

Le document de synthèse construit par la ville, dont une partie des éléments sera précisée, notamment dans sa partie logistique, vous parviendra au plus vite.

Le cadre général ainsi posé vous permet maintenant de construire l’organisation spécifique et adapté du retour des élèves au sein de votre école, dans le respect des règles sanitaires et du champ de compétence de chacun des acteurs.

Les équipes de circonscription de la DSDEN vous accompagnent dans cette période inédite, la direction de la jeunesse de la mairie de Limoges restant également à votre écoute sur les objets de sa compétence.”

Dans de nombreuses communes, le flou reste de mise. Chacun.e attend les réunions avec les IEN, les conclusions du CHSCT-D de mardi, rêve d’un cadrage national, mieux encore d’une prise de conscience qu’il manque du temps pour bien préparer le retour à l’école… et qu’il est urgent de décaler la date de la reprise. A suivre de près, notamment à l’issue du CHSCT-D.

Nous attendons toujours un retour de notre DASEN suite à l’alerte sociale que nous avons faite le 28 avril dernier. Pour rappel, M. Gauthier, IENa avait envoyé un courrier aux écoles où l’on pouvait lire :

Par ailleurs, vous vous interrogez dès à présent, en lien avec les communes et à partir des éléments dont vous avez connaissance, sur les modalités possibles de reprise des classes à partir du 11 mai 2020, date indiquée par le Président de la République.

Vous-même ou des élus, avez fait part d’un certain nombre de questions et de suggestions aux inspecteurs de l’éducation nationale. Ces points ont été relayées par les représentants des personnels.

Certains portent sur le transport, la restauration, l’hygiène, mais également la constitution des groupes d’élèves qui seront accueillis ou les réponses à apporter aux familles qui feront le choix de garder leur enfant à la maison.

D’autres questions portent sur la sécurité des personnels et notamment des personnes à risque. Si votre souhait d’anticipation est légitime, les réponses devront prendre en compte des paramètres les plus stabilisés possibles. C’est pourquoi, nous vous communiquerons, dès que nous en aurons connaissance des éléments de cadrage national et académique permettant d’accompagner votre réflexion et de sécuriser les réponses que vous co-construirez avec les élus.

Beaucoup d’interrogations demeurent donc et la question de la co-construction peut poser aussi le problème de la co-responsabilité. Fort heureusement, il n’y a pas de statut accompagnant la fonction liée à la direction d’école, ce qui, en ces temps qui courent, est vraiment une bonne chose !

Chacun.e dans nos école devra être très vigilant au respect strict du protocole sanitaire.

POINT au 1er mai

Cacophonie, encore, toujours.

La rectrice a envoyé un message aux directrices et directeurs d’école portant sur la reprise des classes, accompagné d’un vademecum sidérant et en incohérence avec le compte rendu de la visio tenue avec le ministre Blanquer.

Parce que, NON, nous ne pouvons mener de front l’école à l’école et le suivi de l’école à la maison.

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Hécatonchires

Dans la mythologie grecque, les Hécatonchires sont les trois fils d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Ils ont chacun cent bras et cinquante têtes, et sont les frères des Titans et des Cyclopes.

Jetés par leur père (qui craignait leur force) dans le Tartare, ils en sont sauvés par Cronos. Ils l’aident ensuite à renverser Ouranos. Mais de nouveau, Cronos les enferme dans le Tartare, et ils sont délivrés cette fois par Zeus, qu’ils assistent dans la Titanomachie (du haut de leurs 100bras, lancent des pierres sur les ennemies). Les Titans, vaincus, sont précipités au Tartare, dont les Hécatonchires deviennent les gardiens.

Par la suite on les retrouve mêlés (notamment Briarée) à plusieurs légendes où ils interviennent pour restaurer l’ordre sur l’Olympe.

Le Vade-mecum nous prend pour des Hécatonchires… !

Mais attention, à la lecture de la mythologie grecque, ce sont des révolutionnaires très efficaces qui renversent l’ordre établi pour recréer le leur protégés par des dieux !

Le gouvernement a fait le choix de l’école NON obligatoire, la transformant de fait en école à la carte, et, ouvertement, en garderie. Alors que cette année a vue une explosion de la scolarisation à domicile et une légère augmentation du nombre des élèves inscrits dans le privé, voilà le gouvernement qui oriente délibérément les parents d’élèves vers le choix d’une école où les seules exigences formulées le sont à l’encontre des enseignant.e.s !

D’autre part, un groupe de travail du CHSCTM a été réuni le 30 avril.

Un seul point à l’ordre du jour : l’étude du protocole sanitaire relatif à la réouverture des écoles et des établissements.

La FSU a en premier lieu exprimé son mécontentement quant à la circulation de ce document, alors que les membres du CHSCTM n’en ont pas été destinataires, mais également à la date tardive de cette réunion demandée depuis le 3 avril dernier.

Ce document, pour l’heure non finalisé, liste les conditions sanitaires incontournables à la réouverture des écoles. En leur absence, l’école ne pourra pas rouvrir. Il engage aussi bien le ministère de l’éducation nationale que les collectivités territoriales. Il a vocation à évoluer en fonction des normes sanitaires mais également des retours du terrain. Il doit également être validé par le ministère des solidarités et de la santé.

Communiqué de presse du SNUipp-FSU du mercredi 29 avril 2020

Le 11 mai, c’est non !

Dans la continuité du discours du 1er ministre devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale confirme l’impréparation du gouvernement sur un retour de l’école le 11 mai, une date qui n’est validée par aucune autorité médicale. Et ce serait donc aux enseignants et aux collectivités territoriales d’assumer les responsabilités renvoyées au niveau local sans aucun cadre sanitaire national strict. […] Le SNUipp-FSU a déposé une alerte sociale à compter du 11 mai et, afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte. Pour le SNUipp-FSU, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement. L’école ne reprendra pas le 11 mai.

Lire le communiqué de presse en entier ICI

POINT au 29 avril

Suite aux déclarations du 1er ministre à l’assemblée et à son soutien par 368 voix contre 100 (103 abstentions), le SNuipp-FSU87 a déposé à son tour une alerte sociale au niveau départemental afin de relayer à l’échelle locale ses revendications quant à la reprise le 11 mai.

Réouverture des écoles et établissements scolaires le 11 mai : après l’intervention d’E Philippe.

A la demande du Président de la République, un conseil scientifique a été installé pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Ce comité a rendu deux avis : dans le premier, il écrit qu’il «  propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre »

Le Gouvernement a décidé de passer outre. Le comité a donc rendu un deuxième avis dans lequel « il prend acte de la décision politique de réouverture au 11 mai ». Actant cette décision, le conseil scientifique donne des préconisations sanitaires précises et strictes (voir ICI), précisant “qu’il incombe aux autorités de s’assurer qu’elles sont opérationnelles”. Devant l’Assemblée Nationale, Edouard Philippe a confirmé ce qui circulait depuis un certain temps (11 mai, 15 élèves maximum …). Il a indiqué que la réouverture devait se réaliser après un “intense travail de préparation”, en donnant “un maximum de souplesse sur le terrain”. Il a également confirmé que le retour à l’école se ferait “sur la base du volontariat” (pour les familles), et que l’enseignement à distance serait maintenu … est-ce à dire qu’il faudrait faire de l’enseignement “en présentiel” (dans des conditions très particulières) ET maintenir l’enseignement à distance ?

Le Gouvernement ne peut transférer la responsabilité des décisions prises sur les élus locaux … et encore moins sur les directeurs/trices. (appuyez-vous sur les recommandations sanitaires du conseil scientifique … et vous verrez que 15 par classe n’est pas un nombre maximum … mais un nombre tout simplement surréaliste !) La FSU demande un cadrage national où la santé et la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute autre considération. La FSU revendique et attend un protocole précis qui devra être soumis au CHSCTM, et aux autorités médicales pour avis. Un Groupe de travail du CHSCTM est prévu jeudi 30 avril, qui sera suivi par la réunion d’un CHSCTA et d’un CHSCTD. Autant d’instances où vous pouvez compter sur la FSU pour faire entendre la voix des personnels. Dans l’attente, il est urgent de ne pas se précipiter !

Nicolas Villacampa, co-SD FSU 87

POINT au 27 avril

Alors que le Premier Ministre doit prendre la parole demain devant l’assemblée, la FSU a réagit après l’avis du conseil scientifique qui en préambule écrivait ceci : Le Conseil scientifique a pris acte de la décision politique de réouverture prudente et progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai prenant en compte les enjeux sanitaires mais aussi sociétaux et économiques. Il incombe aux autorités de s’assurer que les mesures sanitaires détaillées ci-dessous soient opérationnelles au moment de l’ouverture de chaque établissement scolaire et d’assurer la coordination entre l’éducation nationale et les autres acteurs intervenant en milieu scolaire (mairies, conseils départementaux, conseils régionaux…). La suite de ce rapport ICI

La FSU note que le gouvernement ne tient pas compte de l’avis du conseil scientifique qu’il a mis en place ! Si il persiste, il faudra que les conditions sanitaires définies par un cadre national soient respectées. Ce protocole précis devra être validé par les CHSCT.

Dans l’immédiat, toutes les conditions ne sont pas remplies ! Une reprise de l’école le 11 mai est impossible ! Lire le communiqué

POINT au 24 avril

POINT au 24 avril

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse du SNUipp-FSU “Pas de réouverture des écoles sans garanties sanitaires et pédagogiques”

La santé devant guider le processus de déconfinement, la réouverture des écoles ne pourra donc se faire qu’en respectant une série de conditions clairement identifiées pour ne mettre en danger ni les élèves, ni les enseignants, comme l’ensemble de la société.

Lire la suite ci-dessous :

POINT au 22 avril

Retrouvez ci-dessous le courrier envoyé par la FSU concernant les propositions et remarques des syndicats de la FSU sur le déconfinement progressif à partir du 11 mai 2020.

POINT au 21 avril

Nous avons joint M. Gauthier pour faire le point sur la situation.

- jeudi 16 avril -> 198 élèves accueillis et 92 collègues mobilisé.e.s

- vendredi 17 avril -> 209 élèves accueillis et 95 collègues mobilisé.e.s.

Concernant les collègues s’étant porté.e.s volontaires pour garder les enfants de soignants et autres personnels éligibles à ce service, aucun n’est pour l’instant sollicité. M. Gauthier les a contacté.e.s pour les en informer. Si des besoins se faisaient jour, il nous a dit qu’il pourrait les contacter à nouveau pour les solliciter.

Dans son allocution du 13 avril dernier, le président de la république, et Édouard Philippe, dimanche soir, ont annoncé la réouverture progressive des écoles le 11 mai. Alors que cette date n’est pour l’heure validée par aucune autorité sanitaire, le choix du gouvernement semble surtout guidé par la reprise de l’activité économique. Quelle que soit la date qui sera effective, un certain nombre de conditions sanitaires devront être respectées et le SNUipp-FSU en propose une liste. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en utilisant ce document ci-dessous pour nourrir vos réflexions.