Présents : Mme Orlay (IA-DASEN), M. Gauthier (IA adjoint), Mme Grizon (SG), Mme Meuleman (cheffe de division des moyens et de l’organisation scolaire), M. Czekala (personnel administratif organisation scolaire)
4 UNSA, 1 FO, et 6 FSU : Cécile Barbarin Tessier, Marie-Mélanie Dumas, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud (FSU-SNUipp) , Cécile Dupuis, Etienne Roy (SNES-FSU)
Nous avons fait lecture de notre déclaration liminaire.
Le SE UNSA a aussi présenté sa déclaration liminaire.
Réactions et échanges :
Mme Orlay : comment proposer une école pour qu’elle honore ses missions ?
Continuer comme ça ne solutionnera rien. On se laisse entraîner par un vocabulaire d’une violence inouïe. “Je ne veux plus parler de choc des savoirs”.
FSU : qui utilise ce vocabulaire ? Les personnels se sentent agressés par ce vocabulaire, ce n’est pas le notre c’est celui du gouvernement!
FSU : prenez les évaluations nationales : les collègues les font passer pour ne pas être embêtés mais ils ne s’en servent pas. Elles ne nous servent pas avec nos élèves et nous privent de notre métier de concepteur.
Mme Orlay : “je sais, ça s’appelle de la résistance passive”. Il faut se poser d’autres questions, retrouver du temps pour se poser des questions.
La FSU : nous avons des propositions pour la mixité sociale. Cela fait des années que les personnels sont méprisés par les gouvernements.
Calendrier prévisionnel des instances
La FSU demande (à nouveau !) d’avoir les listes des affectations et des personnels à jour plus tôt avant novembre et sous un format exploitable.
Mme Grizon nous répond que c’est à l’échelon académique que cela se passe et que eux aussi n’ont pas de documents plus pratiques que ceux qui nous sont fournis. Elle rajoute que leurs propres bases ne sont pas finalisées avant mi octobre.
Formation des directeurs :
Le GDDE : on se questionne sur sa finalité.
M. Gauthier : travailler sur l’amélioration du travail des directeurs d’où des crispations.
FSU : si cette instance est contre productive et crée du malaise chez les directeurs, elle ne sert à rien. Les directeurs devraient pouvoir s’exprimer sur ce qui dysfonctionne dans leur mission de direction.
M Gauthier : si ce groupe a vocation à faire des propositions concrètes , il faut qu’elles soient dans le respect des demandes institutionnelles.
Formation continue (pendant les vacances !) :
M. Gauthier présente le document ci dessous
FSU : il est sidérant que la formation continue soit assujettie à une rémunération et sur le temps des vacances. La profession subit un déclassement salarial, une paupérisation et proposer cette formation de cette manière est inacceptable.
Unanimement nous rappelons que la DEPP a reconnu que le temps de travail des enseignants est exponentiel. 43h par semaine est un chiffre connu et partagé par tous, ministère compris. Être enseignant ne se borne évidemment pas au moment d’enseignement devant élèves. En amont comme en aval, il y tout le travail invisible mais bien réel.
Des collègues n’auront cependant pas d’autre choix que de trouver un complément de rémunération, étant dans une situation économique dans le rouge, en postulant pour ces formations sur le temps des vacances et rémunérées. Il ne s’agit donc pas d’une adhésion à cette profonde transformation idéologique mais d’une opportunité pratique dont ils et elles peuvent se saisir.
La formation continue doit rester sur le temps de travail devant élèves ET il est urgent de revaloriser le métier. Travailler plus pour gagner plus n’est pas une revalorisation. Le métier d’enseignant est un métier prégnant, fatigant et exigeant. Il ne laisse pas de place à un alourdissement de la charge de travail.
La formation continue doit être développée et les propositions faites aux collègues doivent être en correspondance avec leurs besoins et leurs attendus. La place laissée à la formation continue au sens où l’entendent les collègues n’existe quasiment plus. D’année en année, on passe d’un plan à un autre, puis à l’évaluation d’école et cela sur un cycle de 5 ans et on recommence ! On est obligé de faire, indépendamment de ce que l’on souhaiterait. Des collègues, en fonction de leurs mutations, peuvent se retrouver à faire plusieurs fois le même plan… ou jamais !
Le pilotage à coup d’injonctions est néfaste pour l’école. Nous, enseignant.es, savons ce que nous devons faire, nous avons des programmes que nous suivons et nous adoptons la pédagogie qui nous correspond le mieux. Nous avons besoin de formation, choisie, en fonction de nos besoins, tout au long de notre carrière. Nous n’avons pas besoin d’ordres déconnectés de notre réalité et et de notre connaissance de nos élèves et de nos classes.
Evaluations, méthodes pédagogiques, choix pédagogiques, didactiques, fond partie de nos compétences, de notre métier. Qu’on nous laisse travailler en nous laissant faire ce qui a du sens pour nous et nos élèves !
Carte scolaire
prévision 2024 : 26 709
constat 2023 : 27178
constat 2024 : 26 541 ça devrait donc correspondre à la prévision, à tout le moins ne pas dépasser cette prévision.
classes : 1235
3 opérations de restructurations :
- Bellac : fermeture de l’école maternelle Giraudoux. Il reste donc Jolibois maternelle et Les Rochettes élémentaire
- Blanchot à Limoges : primarisation
- Couzeix fusion des 2 maternelles sur le site de DOLTO.
246 écoles 2023
243 écoles rentrée 2024
Pour ces ajustements de rentrée la DSDEN dispose de :
- 2 opérations inclusions scolaires gelées en CDEN (un poste pour un unité externalisée en collège et un poste enseignant référent) dont une utilisée pour éviter une fermeture de classe en février dernier) : reste 1 poste
- Le DM3 de Jean le Bail est transformé en TPS TPS. Cette classe est financée par le ministère. 1 poste
- 1 poste RASED non couvert au mouvement (HV6) donc disponible provisoirement pour l’année (NDLR : Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’appel à candidature après le mouvement ? Est-ce encore un démantèlement caché de RASED ? On est loin de couvrir les besoins d’aide sur le terrain !)
- fermeture de classe à G Philippe : 1 poste
4 postes peuvent donc être utilisés pour des ouvertures en ce début d’année.
Situations des écoles :
Nous, FSU-SNUipp, intervenons, en alternance avec nos collègues du SE-UNSA.
- Vayres : ouvrir un poste car des élèves TPS, des élèves non francophones, évaluations d’écoles…50 pour 2 classes école primaire
- St Méard / la Croisille sur Briance : 27 élèves par classe, IPS faible, 2 élèves MDPH à la Croisille.
L’administration répond que ça fluctue beaucoup dans ce secteur et des parents changent leurs enfants d’écoles régulièrement : éphémère, ou pas?
A Limoges :
- les Bénédictins : demande d’un maître surnuméraire
- Bellevue Naugeat : ULIS TFA, malgré l’ouverture décidée en février il y a encore des effectifs élevés.
- Jean Macé : retard de livraison des logements mais en octobre T3 et T6 donc des familles. L’élémentaire est chargée avant la livraison. Comment vont-ils pouvoir scolariser les fratries ? Plus de 25 de moyenne avec une ULIS c’est déjà en l’état très chargé.
Autre besoin resté en suspend en février : poste d’enseignant référent
Mme Orlay :
Vayres : pas prioritaire mais ouverture du poste à titre provisoire
St Méard, La Croisille sur Briance : ouverture du poste à titre provisoire
Le caractère provisoire est justifié par la DSDEN par des chiffres risquant d’être revus à la baisse dès l’année prochaine.
Limoges :
Les Bénédictins : la situation de l’école reste suivie…
Bellevue Naugeat : 1 poste est créé
Aixe sur vienne : pas de place, aps de poste créé
Rillhac Rancon : chargé mais pas de place, pas de poste créé
Jean Macé à Limoge : les élèves ne sont pas encore là et il y a de la place sur d’autres écoles proches.
Choix de la DASEN pour l’utilisation des 4 postes :
- 1 poste Bellevue Naugeat
- 1 poste provisoire à Vayres
- 1 poste provisoire RPI St Méard, La Croisille sur Briance avec ouverture effective à La Croisille
- 1 poste référent
Officialisation de la fermeture du DM3 à Jean Le Bail auquel est substitué l’ouverture d’une classe de TPS
1 fermeture de classe à Gérard Philipe justifiée par des effectifs en chute (-28 élèves en le chiffre prévisionnel et le constat)
La FSU reparle de la situation d’Odette Couty qui est à effectifs très chargés. L’implantation de l’UPE2A dans cette école n’est plus pertinente au regard des classes chargées.
GS dédoublées à JLB : 3×18 et l’IEN pousserait pour inscrire un 19ème… Mme Orlay reparle de la problématique de la gestion des inscriptions sur la ville de Limoges.
Pas de prochaine rentrée avec nous pour l’IA-DASEN car elle atteint les 8 ans sur ce poste (4 ans renouvelable une fois) : départ fin de l’année civile. M. Gauthier part lui aussi en septembre 2025 (et non en janvier comme écrit précédemment…) .
QUESTIONS DIVERSES :
Nous avons envoyé les questions suivantes :
Situation des contractuels :
0 recrutement contractuel dans le 1er degré pour l’instant.
Le nombre de personnels titulaires est suffisant, c’est pour cela qu’il n’y a pas de contractuels. Cela sera confirmé courant octobre. Avec les nouvelles modalités de départ à la retraite en cours d’année, la DSDEN demanderait au rectorat la possibilité de couvrir les postes qui seraient libérés, 6 départs sont prévus en cours d’année.
Brigade 145,5 moyens : 58 sont disponibles et 65 sont d’ores et déjà positionnés sur des remplacements longs.
Les mi-temps thérapeutiques peuvent être accordés maintenant sur simple prescription des généralistes, et sont observés attentivement. 28 personnels à mi-temps ce qui impacte lourdement la brigade soit 14 équivalents temps plein.
Retraite progressive : 4 personnels concernés cette année
frontières TRS et TR : on arrivera jamais à prévoir exactement le nombre de besoins en TRS ou en TR.
Cas des TRS affectés à titre définitif sur une école mais qui ne peuvent y être positionnés à cause des berceaux PESA. Mme Grison nous annonce que, conformément à nos interventions FSU-SNUipp répétées, les rattachements administratifs à titre définitifs des TRS ne peuvent être modifiés. Un TRS amené à exercer hors de cette école, toucherait si nécessaire des indemnités de déplacement. Ces postes à titre définitif pourraient faire l’objet d’une mesure de carte en février prochain.
Situation du remplacement :
1606 jours non remplacés l’an passé (avec une P1 à 6 jours seulement) Cela représente pour les 4 périodes suivantes 14 ETP manquants dans la brigade de remplacement !
2409 l’année d’avant. (NDLR : Mme Grizon trouve que l’on s’en est bien sorti !)
Cellule de remplacement : Mme Gauvin est nommée à titre définitif en complément de Mme Morand.
Les indemnités péri-éducatives seront versées en fin d’année civile.
Constellations : que les écoles sur le même rythme scolaire soit regroupées plutôt que mélangées
Réunions directeurs sans convocation : à régulariser, Mme Grison assure que, de toute façon, s’il y avait un soucis, les collègues seraient couverts.
La question de la réunion des directeurs sur jour de prérentrée a posé problème.
Service civique : procédure de recrutement. 85 écoles ont fait remonter un besoin, 85 possibilités de recrutement ont été attribuées.
Les derniers doivent être recrutés avant 31 déc (7 recrutés en septembre, 20 recrutés en octobre, 25 en novembre, les derniers recrutés obligatoirement avant les vacances de Noël …) et les contrats se terminent en juin.
Les écoles concernées seront contactées. Les entretiens se passeront à la DSDEN pour les recrutements sur la ville de Limoges.
AESH et école inclusive : dotation complémentaire de 19 ETP d’AESH.
(480 ETP en tout), dont une moitié consacrés à la mise en place de la continuité sur la pause méridienne. Les AESH concernés par cette extension ont eu un avenant à leur contrat, et une convention doit être signée avec la mairie.
Heures de fractionnement : une information claire va repasser dans tous les PIALS.
La gestion centralisée des AESH est désormais faite par le rectorat sauf la gestion des demandes d’autorisation d’absence et sans doute le mouvement qui resteront à la main de la DSDEN (Mme Narbonne reste à la DSDEN)
Bilan du pacte sera envoyé aux organisations syndicales.
Mme Grizon nous a envoyé le bilan suivant :
Les lettres de missions sont émises via la plateforme dématérialisée Colibris et cela fonctionne bien pour Mme Grizon.
Mairie de Limoges :
- Etudes renforcées : Aucun problème pour la DSDEN sur le soutien renforcé mis en place à l’automne dans les écoles de Limoges hors REP, REP+ et politique de la ville en CP et CM2, assurés par des PE, payés par la Mairie. M. Gauthier émet l’hypothèse qu’il y ait corrélation entre déclassement salarial des enseignant.e.s et réponses favorables des collègues à cette proposition municipale.
La FSU-SNUipp ne cautionne pas, et c’est un euphémisme, cette proposition de la Mairie. Nous sommes là dans une forme d’externalisation de la gestion de la difficulté scolaire. C’est une mission qui devrait rester de la compétence de l’éducation nationale via ses RASED (sic !) par exemple. Cela n’a plus rien à voir avec des études surveillées ou de l’aide aux devoirs.
- Le don en nature de polos à des fonctionnaires d’état : pas de réponse DSDEN
- Les suppressions des ordinateurs en maternelle sur Limoges n’est pas de la responsabilité de la DSDEN, rappelle Mr Gauthier. Cependant, nous faisons valoir que l’employeur (DSDEN donc) est responsable des conditions de travail de ses agents. Or, les nouveaux photocopieurs, pour des raisons de sécurité, ne prennent plus en charge les clés USB, et les collègues (toujours pour des raisons de sécurité !) ne peuvent “brancher” leurs ordinateurs personnels (qu’ils ont financé par ailleurs grâce à la mirobolante prime informatique !!!). Quelle solution s’offre à eux ?
Seule réponse, que les directeurs, qui sont les interlocuteurs privilégiés de la mairie, fassent remonter aux IEN les difficultés !
Nouveau règlement intérieur départemental des écoles : Le projet sera proposé en septembre pour relecture aux OS et sera officiellement validé en CDEN en octobre ou novembre prochain.
Cécile Barbarin Tessier, Marie-Mélanie Dumas, Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud (FSU-SNUipp) , Cécile Dupuis, Etienne Roy (SNES-FSU)
