– 3 postes en Haute-Vienne, le compte n’y est pas !

Devoir rendre 3 postes dès le départ avant même de regarder la situation sur le terrain cela entraine bien plus de fermetures de postes car il y a aussi des besoins d’ouvertures…

Ces retraits sont le signe de la méconnaissance de la réalité du terrain, de la réalité des besoins. 

La FSU-SNUipp 87 a donc voté contre le projet de carte scolaire présenté au CSA SD lundi 10 février. La FSU-SNUipp 87 revendique une autre dotation.

Une réserve ministérielle de postes (200 postes) est constituée notamment pour répondre aux priorités ministérielles dont l’amélioration du remplacement et le développement des ULIS.

La FSU-SNUipp a demandé à ce que cette réserve soit mobilisée.

C’est d’autant plus nécessaire qu’une dotation supplémentaire pourrait permettre d’ouvrir des postes en ASH sans déshabiller complètement le CMPP des postes d’enseignants.

Dans le premier degré

Sur les 4000 suppressions envisagées par le gouvernement Barnier, 3155 suppressions devaient concerner le premier degré. Ce sont désormais 470 suppressions de postes qui ont été actées en Conseil social d’administration ministériel vendredi 17 janvier. Pour rappel, le premier degré avait déjà rendu 650 postes l’an dernier.

Un recul significatif de l’exécutif à mettre au crédit des différentes mobilisations sur le sujet : alerte sociale déposée par la FSU-SNUipp dès octobre dernier, adresses aux parlementaires et grève de la profession enseignante le 5 décembre 2024. Toutes ces actions ont concouru à mettre sur le devant de la scène la nécessité de profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves dans une école au bord de la rupture.

Ventilation des postes par académie

Il faut encore aller plus loin. La France restera encore très au-dessus de la moyenne du nombre d’élèves par classe des pays de l’Union européenne. Pour rejoindre cette moyenne de 19 élèves par classe, il faudrait créer près de 26 000 postes. De trop nombreux départements vont devoir malgré tout rendre des postes en fermant des classes. S’ouvre maintenant le temps de la carte scolaire et des mobilisations à venir dans lesquelles le syndicat avec les élu·es et les familles, prendra toute sa place pour défendre l’école, les élèves et les personnels. L’école doit obtenir un budget à hauteur de ses ambitions émancipatrices pour toutes et tous.