Sanctionné.e.s, elles et ils témoignent !

Lundi 12 janvier la deuxième session des évaluations nationales de CP commence. Comme vous avez pu le lire dans la presse au mois de décembre, nous sommes nombreux.ses à nous interroger sur leur utilité et de plus en plus de collègues refusent de les faire passer et/ou remonter. Nous t’invitons à rejoindre cette démarche. 

  • Si tu es en CP, il n’est pas trop tard pour te positionner et nous soutenir. 
  • Si tu ne l’es pas, tu peux rejoindre notre collectif en nous autorisant à écrire ton nom dans la liste des soutiens.

Témoignages :

  • « Un trop plein d’injonctions hiérarchiques qui empiète sur la liberté pédagogique. »
  •  « Trop de pression pour les élèves. »
  •  « Un gain de temps en classe pour les apprentissages. »
  • « Je  veux reprendre en main ma pédagogie. »
  • « J’ai refusé d’utiliser mes élèves pour produire des statistiques, je préfère enseigner et concevoir ma pédagogie. »  Julie 
  • « Les évaluations nationales nous déshumanisent puisque nous servons d’interface entre le livret manuscrit de l’élève et l’ordinateur qui « corrige » et « analyse » les erreurs des élèves. Cela revient à nous déposséder de notre raison d’être professeur des écoles, de notre être essentiel, c’est donc de l’aliénation. Nous avons décidé de ne pas nous aliéner. » Marie-Mélanie Dumas
  • « Qu’est-ce que ça fait du bien de dire stop aux injonctions dénuées de sens. »
  • « Je ne regrette rien. »
  • « Je ne souhaite pas, en tant qu’enseignante de GS, travailler pour préparer les élèves aux évaluations nationales: je vous soutiens » Julie 
  • « Je ne plie pas et ne plierai pas devant cette volonté institutionnelle de broyer « les petites mains » ! » Nathalie 
  • « Je suis un artisan, pas un simple exécutant. Je conçois mes évaluations car je les ai pesées, pensées, partagées en équipe. » Dominique 
  • « Je n’ai pas fait passer les évaluations nationales en septembre et cela m’a libérée d’un poids. Je n’ai pas mis les élèves en difficulté dès la 2ème semaine, j’ai gagné du temps de classe (à 2 niveaux ça en prend beaucoup !) pour construire le groupe et commencer les apprentissages comme je l’entends, sans me faire imposer de pratiques. » Camille G
  • « Évaluations standardisées et uniformisation des pratiques : non merci. Je préfère des outils construits en cohérence avec notre liberté pédagogique. Le choix d’une pédagogie qui vise l’émancipation de tous les élèves, pas leur mise en compétition. » Julie
  • « Ni en septembre, ni en janvier ! L’école se construit autour d’enjeux essentiels : égalité pour tous.tes, inclusion, formation à la citoyenneté, construction du commun. Réaffirmons ce que l’école doit être. »  Loriane Canet
  • « Les évaluations nationales ne m’ont jamais été utiles dans ma pratique pédagogique. Je ne les ai pas faites passer en septembre et ne les ferai pas passer en janvier, cela n’aurait aucun sens. J’estime cependant faire mon travail puisque j’évalue mes élèves et reçois les parents pour leur communiquer les réussites de leurs enfants. » Lisa
  • « Je préfère faire passer des évaluations réfléchies et construites en équipe, qui seront utiles dans un suivi personnalisé de chaque élève plutôt que celles standardisées qui mettent trop de pression sur les élèves et inutiles dans ma pratique pédagogique. »  Christelle
  • « La non passation des évaluations nationales ne m’a pas empêché d’évaluer de façon pertinente mes élèves en construisant des évaluations diagnostiques avec les collègues de même niveau et ensuite de recevoir les parents individuellement afin de leur présenter les dispositifs d’aide mis en place pour les élèves rencontrant des difficultés (PPRE, GEVASCO,….) » Angélique
  • Évaluations néfastes pour les élèves et dangereuses pour notre liberté pédagogique ! En refusant de les faire passer, c’est pour moi un premier pas vers la réappropriation de notre métier et une façon de m’opposer à la dégradation de mes conditions de travail. Nicolas
  • « Je suis enseignant en PS MS maternelle. Je ne pense pas que l’amélioration du « système » passe par des évaluations nationales et ce dès la rentrée. Je ne veux pas d’une maternelle dont l’objectif serait de préparer des évaluations nationales. Pourquoi pas un brevet en fin de maternelle pour accéder à l’élémentaire ! » Fabrice Prémaud
  • Je suis enseignant en ps ms maternelle. Je ne pense pas que l’amélioration du « système » passe par des évaluations nationales et ce dès la rentrée. Je ne veux pas d’une maternelle dont l’objectif serait de préparer des évaluations nationales. Pourquoi pas un brevet en fin de maternelle pour accéder à l’élémentaire !
  • Merci aux professeurs qui font le choix de ne pas faire passer certaines évaluations nationales.
  • Celles-ci sont avant tout statistiques et ne reflètent ni la richesse, ni la singularité, ni le potentiel réel des élèves. Un enfant n’est pas un chiffre, ni un graphique, ni une “toile d’araignée” de compétences figées. Il est une histoire, un rythme, une sensibilité, une intelligence vivante.
  • Merci de rappeler, par vos actes, que l’humain passe avant les cases.
  • L’apprentissage est une construction parfois lente qui ne se contente pas d’automatisme et de mécanique. Évaluer de cette manière en permanence est maltraitant pour les enfants à qui on glisse l’idée qu’il faut être rapide, performant.e. La suite du pilotage par le haut : expliquer aux enseignant.es de maternelle comment il faut enseigner pour que les enfants réussissent les évaluations CP. Enseigner n’est pas dresser.
  • Stop au pilotage artificiel par les évaluations nationales qui balayent d’un revers de manche toute la prise en compte des différents profils d’enfants que nous accueillons et que nous essayons au mieux d’aider à apprendre.
  • Merci de mettre au grand jour collectivement des souffrances silenciées, subies, intériorisées, légitimées. Rien ne justifie de devoir souffrir pour réussir. Notre profession est façonnée par nos pratiques ! Faisons-les évoluer pour notre épanouissement collectif et pour celui de toustes les élèves !
  • Ces évaluations nationales donnent une image complètement faussée du niveau des élèves puisqu’elles ne posent pas les bonnes questions et pas au bon moment. Tout mon soutien aux enseignant.e.s qui résistent pour la défense de l’école de la République !
  • Ex-PE j’ai quitté la profession en partie parce que je ne trouvais plus de sens dans le glissement en cours d’une école où on tentait de mettre « l’élève au centre des apprentissages » vers un système éducatif centré sur lui même où l’élève est traité comme un produit de la machine et les personnels comme ses rouages remplaçables après usure… Cette résistible déshumanisation a eu pour parangon technocratique le triste DJ Jean-Mich’ d’Ibiza qui a su user et abuser de la menace et des evals nationales. Je soutiens donc les collègues qui continuent courageusement à s’y opposer et dénonce la répression exercée par une hiérarchie restée bien minablement blanquerienne.

Liste de soutiens : Refusons collectivement les évaluations nationales standardisées !

Les premièr.e.s signataires : Dupuy-Renaud Virginie, Reversat Julie , Barbarin cécile, Prémaud Fabrice, JANNOTY Nicolas, Dumas Marie-Mélanie, Leduc Christine, Martinez Christelle, Dogan Gülseren, Roby Sandra, Lagasse Rémi, Bris Chloe, Rodriguez Francis, Bergeron Aurélie, Couturier Gaël, Mouzarine Marieke, cattoni annabel, Apfeldorfer Eve, Chauvier Dominique, Beaugé Valentin, Dumas Pascaline, Vaillendet Frédéric, Constantin Anthony, Prodault Anne, BERNARD Céline, sarrazin Valérie, Benemmane Pascale, Hivert Serge, BAUDRY Guillaume, Delmas Elisabeth, ALAMARGUY Annie, Leon Laurianne, Combier Veronique, Bleunven Nolwenn, Lavigerie Pascal, Bisch Bertrand, Daviet Pierre-Mathieu, Pinocheau Anaïs, Staub Fiona, Dumas Jean-Marie, Benguigui Nadège, Guillaumie Antoine, Crancon Virginie, Née Sophie, Prabonnaud Thomas, Raynaud Liliane, GOUPY Amandine, Beau Alice, FERREOL Justine, Bidon Fleur, Benguesmia Mehdi, Foussat Maryline, Demaison Isabelle, Tessier Francois, Dupuy Pauline, Montastier Caroline, Chavoutier Emmanuelle, Martinez Karine, Tessier Clara, PAÏTA-MAUMY Floriane, GELEZ Isabelle, Bruneau Marc, Bernard Valin, Mignon Hervé, Trarieux Magalie, Verdier Thomas, Guichard Agnès, Fromont Annick, Salmon Anne Laure, Haulot Clémentine, Caussanel Marion, GUILLAUME Armel,