Bilan d’étape des PAS (pôles d’appui à la scolarité) au 12/01/2026

Présents : Mme Ruffinoni (secrétaire générale), E. Arthur (IEN EI)

Pour la FSU-SNUipp : Cécile Barbarin, Pascal Lavigerie

2 UNSA, 1 CFDT

Bilan des premiers mois de mises en place : (cf doc joint)

Nombre de saisines par PAS : 

Bellac : 40

St Junien : 41

Nombre de saisines issues de l’éducation nationale : 35 bellac, 33 Saint Junien, 

Nombre de saisines issues des parents : 5 Bellac et 8 St Junien.

Nombre de PAS écrits (NDLR : eh oui ! le Pas rédige des PAS pour les élèves !) : 

Bellac : 15

St Junien : 20

Les familles et les écoles commencent à le solliciter en première instance mais l’axe famille est à développer (information).

Difficultés: les 2 binômes ont dû se construire. Sur un PAS, l’éduc n’est arrivé qu’en octobre.

Difficultés liées au territoire (manque de personnels para-médicaux sur les territoires ruraux)

Différents personnels :

2 pilotes pour le PAS: Un IEN et un.e chef.fe d’établissement. 2  coordo pour chaque PAS: un enseignant à plein temps et un éducateur spécialisé.

Outre les deux coordonnateurs du PAS, les coordonnateurs PIAL (nouveau nom : gestionnaires Pial). Le PIAL n’existe plus (dans les textes), l’ex coordonnateur s’appelle désormais gestionnaire PIAL et sa fonction (gestion des AESH) persiste toujours. Sur Bellac, les 2 coordo sont restés sur leur secteur ainsi que les AESH référents. Sur St Junien, le PAS recouvre un seul PIAL. 

Bellac : concertation hebdomadaire avec les personnels ressources (RASED un psy et un maître G)

Les élèves concernés sont tous les élèves à besoin (pas forcément en situation de handicap).

Quand le PAS est saisi, il revient automatiquement vers les établissements.

Le médico social étant déjà débordé, est ce que l’ARS finance des postes ? L’enveloppe est de 90 000€ par PAS, comprenant le poste de l’éducateur et des financements possibles pour d’autres professionnels(?)

  • un éduc spé à temps plein en binôme avec l’enseignant
  • appel à du personnel libéral si besoin

Le PAS ne peut pas pallier le manque de professionnels libéraux (sic !).

Sur les 30 demandes, 10 déjà en saisine (pps pap…), 6 demandes pour tdah, pps en cours, etc…

Sans moyens supplémentaires en AESH, on ne pourra pas les déployer plus sans “dépouiller” certains élèves.

Les PAS n’ont pas vocation à proposer des places dans le médico-social, mais il agit en première intention (premier niveau). L’éduc pourra intervenir auprès de l’élève. Le PAS peut mobiliser les équipes ressources plus rapidement.

E. Arthur : la plus-value c’est d’avoir un éducateur qui peut intervenir de façon directe sur une période identifiée auprès de l’élève. 

Dans un établissement, sans PAS, l’EMAMS ne peut faire que de l’observation puis si MDPH sollicitée le PCPE pourra intervenir par exemple. 

Grâce au PAS les interventions peuvent être plus rapides, sans intervention préalable de la MDPH.

Qu’est-ce qu’une réponse de second niveau ? Si le PAS n’a pas la réponse, on va faire appel au SDEI (Service Départemental de l’École Inclusive) puis si la réponse est encore insuffisante faire appel au médico-social.

Une petite enveloppe existe par PAS pour financer du petit matériel (timer…)

Actuellement, 6 PAS sur l’académie (2 par département) avec le souhait d’harmoniser les fonctionnements : documents, plaquettes, formations (5 journées de formations  communes à tous les PAS)

Pour l’an prochain, les formations se feront en département (trop de monde en acad)

Formation des AESH : FIL (formation d’initiatives locales) à privilégier. Dans les deux PAS en cours, quelles formations faites ? Pas de réponses à ce jour, c’est trop neuf !

Perspectives PAS à venir : à la rentrée le but est de couvrir le rural donc 5 PAS créés (CF carte).

5 moyens pris sur le BOP 140 (premier degré) ! (NDLR : donc déjà 5 postes à rendre sur la prochaine carte scolaire !)

Les 7 derniers seront créés à la rentrée 2027/2028 (zone Limoges, Lycées et privé)

Exemples de documents de présentation unifiés des PAS : affiche

Ces Pôles d’Appuis à la Scolarité font partie de l’Acte 2 de l’École Inclusive largement rejeté par les organisations syndicales. Pour la FSU, il y a urgence à donner les moyens pour que l’école inclusive fonctionne : allègement des effectifs, moyens humains supplémentaires, reconstitution des réseaux d’aides, places en établissements spécialisés, véritable statut pour les AESH, formation, accompagnement des équipes … Pas de PAS demandés par la FSU-SNUipp, pas plus que l’on avait demandé la création de PIAL… mais des moyens pour l’inclusion, des moyens pour assurer la prévention, notamment via le développement des RASED plutôt que de créer sans cesse de nouveaux dispositifs, de nouveaux acronymes, avec toujours moins de moyens !

N’hésitez pas à nous contacter pour toute remarque ou témoignage de votre quotidien : snu87@snuipp.fr ou 05 55 43 27 30 (Transfert d’appel activé si personne au local).