Présent.e.s : DASEN, IA-DASEN, SG, Mme Monteil et M Czekala et 2 UNSA, 2 FO, Fabrice Prémaud et Marie-Mélanie Dumas pour la FSU
Nous avons contacté toutes les écoles présentes sur la liste en situations à examiner en ouvertures ou en fermetures avant de nous rendre au groupe de travail.
M Brevet, DASEN donne la méthodologie employée par les services afin de proposer le projet de carte scolaire. La moyenne entre le constat d’octobre et celui de la semaine dernière, et les prévisions donne lieu à des ajustement au regard des critères suivants :
les critères choisis pour ajuster :
- démographie
- données sociales avec les IPS, d’où certaines non fermetures ou non ouvertures
- critère territorial : territoire ruraux excentrés besoin d’un regard particulier : Arnac la Poste pas de proposition par exemple
- observation dite pédagogique : situations d’écoles avec problématiques majeurs
Ces 4 critères sont pris en compte tout en ayant une vigilance des perspectives à 3 ans.
Le ministère a décidé de récupérer 11postes. Il faut que la DSDEN trouve donc 11 postes, les besoins en ouverture sont de 6 ouvertures de classes et 2 ouvertures ULIS Chateauponsac et Eymoutiers. L’administration a décidé d’attribuer 6 postes pour les PAS (5 + 1 régularisation St Junien sur moyen provisoire) Pôles d’appui à la scolarité.
Le calcul est donc celui-ci : 25 fermetures nécessaires soit 25 sur 27 listées. La Marge de manœuvre est de 2.
FSU : Une dizaine d’écoles ne devraient pas figurer sur cette liste de situations à examiner. En effet, après fermeture ces écoles se retrouvent à plus de 24 élèves par classe.
La demande ministérielle des 6 moyens PAS compliquent la tâche et comme demandé au CSA A nous voudrions le bilan des PAS déjà en place et savoir si le 1er degré va financer seul les 6 postes PAS ?
Le DASEN confirme que les 6 moyens seront pris sut la dotation 1er degré.
La FSU répète que la situation n’est pas tenable ; une semaine de mobilisation est donc organisée la semaine prochaine afin de dénoncer le manque de moyen pour l’école.
On se rendra au CSA SD mardi après-midi afin de défendre toutes les situations.
La “Souplesse” de 2 postes… Des écoles seront touchées par des suppressions où des collègues n’ont pas été remplacés pendant au moins 15 jours. Le problème de moyens est criant et empêche la création de postes de brigades qui font cruellement besoin. Le cas des RPI : certaines organisations vont être difficiles avec un poste de moins l’organisation sur plusieurs sites complique la tâche.
Pour la FSU les 6 moyens attribués aux PAS devraient disparaître pour pouvoir éviter des suppressions et faire la carte scolaire.
Les différentiels d’effectifs sur certaines écoles sont importants, l’administration va vérifier auprès des concernés.
La FSU répète ses inquiétudes quant aux conséquences de cette carte scolaire et à sa mise en place, sur la santé des personnels, sur les conditions d’enseignements et d’apprentissages. Et donc sur la garantie du service public d’éducation…
FSU : le PAS est une strate qui se superpose au PIAL. C’est comme si on disait à un infirmier de soigner 5000 patients. L’affichage du territoire couvert le sera en affichage mais pas dans la réalité. Les collègues ne comprennent pas et à juste titre que ces postes PAS soient créés dans les circonstances d’une baisse de moyen pour le département de – 11.
Pour la FSU la mise en place des PAS n’est ni plus ni moins qu’un outils de communication destiné à jeter un voile sur le manque de moyens : AESH, enseignants spécialisés, psychologues scolaire …
Comment l’administration peut-elle envisager substituer des postes de coordonnateurs à des postes classes ?
FSU : ULIS : pas d’opposition à la création d’ULIS mais il est notable que là où une création d’ULIS est proposée, une classe est proposée en fermeture. Or il faut un travail d’équipe pour travailler à l’ouverture d’une ULIS dans de bonnes conditions. La fermeture des classes dans ces écoles va tendre l’organisation de fait. Enfin nous espérons que le support ne sera pas retenu pour un poste de stagiaire.
Ouvrir des ULIS oui mais pas sur fermeture de classe.
DASEN : Eymoutiers n’est pas une surprise puisque depuis 1,5 an dans les discussions. Il n’y a selon lui pas de corrélation entre création d’ULIS et fermeture de classe.
Les créations d’ULIS école correspondent au Flux des élèves qui sont dans le dispositif ULIS pour voir d’où ils viennent. Besoin sur secteur entre St Léo et St Sulpice
La 2ème ULIS avait été proposée sur le Val de L’Aurence mais une difficulté bâtimentaire puis une difficulté sur la 2ème école envisagée car peu opportun pour les élèves et les personnels ont fait renoncer l’administration à cette implantation. Donc à la dernière minute Chateauponsac qui avait des besoins aussi a été retenu.
La FSU note : L’apparence met en évidence que là où une ULIS est créée il y a une fermeture, si ce n’est pas lié c’est malheureux comme message apparent. Attention aux choix des supports PESA pour ne pas ajouter de la difficulté.
L’administration dit que la mise en place du PAS au Dorat a apporté des effets.
La FSU répond que cela fonctionne au cœur du Dorat mais au-delà les effets s’estompent voir ne sont plus visibles à mesure de l’éloignement géographique de l’implantation. En outre les moyens de manière générale et aussi des PAS ne sont pas suffisants pour sortir du cercle vicieux : plus les conditions se dégradent plus il y a besoin d’aides auprès des professionnels et des élèves ; plus l’administration consacre de moyens à l’aide plus elle supprime de postes qui tendent encore plus les conditions d’exercices. Les conséquences sont : plus de difficultés, plus d’arrêts, plus de mi-temps thérapeutiques, plus de besoins en remplacements, plus de classes non remplacées, plus d’élèves répartis dans les classes et à nouveau plus de dégradation d’exercices…
Conclusion il faut plus de moyens pour l’école afin que cette baisse démographique soit l’amorce d’un cercle vertueux : moins d’élèves par classe, moins de difficultés d’exercices, moins de souffrances, moins de tentions, moins de besoins en remplacements …
En grève le 31 mars, 11H à la préfecture !
Vous pouvez nous joindre au 05 55 43 27 30
