Une circulaire rend désormais obligatoire la célébration officielle du 11 novembre à partir du CM1. Le ministère a fourni un vademecum « commémoration des mots pour la France » qui va servir de cadrage.
A la FSU-SNUipp, nous sommes très inquiet.e.s quant à la potentielle instrumentalisation de cette date, dite clé dans l’histoire de France. Comment se faire une opinion? Nous sommes allé.e.s à la rencontre de nos camarades d’histoire – géographie syndiqué.e.s au SNES FSU et sommes allé.e.s lire quelques sources conseillées.
Le collectif Aggiornamento histoire-géographie a été créé en 2011; Laurence de Cock en est membre. Il est animé par une vingtaine d’enseignant.e.s qui relaient des informations ou font des propositions concernant l’enseignement de l’histoire-géographie : réformes scolaires, refonte des programmes, nouveaux outils pédagogiques ou expériences d’enseignement, actualité culturelle et des recherches universitaires en cours.
Voici un extrait de ce que l’on peut lire sur l’article concernant cette journée scolaire du 11 novembre paru sur leur site internet : « En leur temps, enseignantes et enseignants de l’entre-deux guerre ont fourni un contingent important au courant pacifiste, conscient.es que l’institution scolaire avait contribué, par son travail patient sur les esprits, à l’immense massacre qu’avait été la Grande Guerre. Plus que jamais attachés à cet idéal pacifiste qui doit demeurer l’horizon de l’école, nous l’affirmons haut et fort, cette cérémonie se fera sans nous. »
