Avancement d’échelon ancienneté (PE)

Dans la lettre hebdo n°7, on a découvert non sans une certaine surprise que « les DSDEN attendent des consignes nationales pour pouvoir effectuer les opérations d’avancement d’échelon à l’ancienneté (classe normale hors échelon 7 et 9 , hors classe, classe exceptionnelle).
Leurs effets en paye seront pris en compte au début de l’année 2025. »

Mais comment se fait-il que des consignes aient besoin d’être passées pour effectuer une régularisation qui est censée être AUTOMATIQUE ?

Les enseignant.es, dont le salaire n’est pas au niveau de ce qu’il devrait être, doivent même attendre plusieurs mois pour toucher le salaire qui pourtant leur est dû.

Alors que notre pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder, on ne nous gratifie même pas de notre changement d’échelon ! On est prier d’attendre 2025, bien après les fêtes. Pour peu, on nous ferait passer notre changement d’échelon pour un cadeau, des étrennes, notamment au regard de la rétroactivité. Mais en période d’inflation, décaler le paiement, y compris même avec rattrapage, revient à nous faire perdre de l’argent puisqu’aucun intérêt ne nous sera versé ! On prête ainsi donc à l’Etat à taux 0 !

La question salariale est une question sérieuse et centrale. Pour la reconnaissance de notre travail comme pour l’attractivité de notre métier. Le minimum est de nous payer comme il est prévu que nous le soyons !

On constate par ailleurs des difficultés pour percevoir l’ISSR pour certain.es brigades. Tout est fait pour réaliser des économies. Mais les économies réalisées le sont au détriment des personnels.

Pour rappel, on ne dispose pas de véhicule de fonction. Pas de téléphone portable professionnel. Ni même d’ordinateur professionnel. La prime versée en janvier pour s’équiper ne permet pas de couvrir l’achat d’un ordinateur ni son entretien. Là encore, ce sont les personnels qui paient.

Le budget de l’Etat, en « discussion » en ce moment, ne nous engage pas sur la voie de l’optimisme. Augmenter les taxes sur l’électricité et bloquer les pensions pour les retraités revient à faire supporter aux revenus les plus faibles ces augmentations et à diminuer encore le pouvoir d’achat des classes moyennes. Quant aux hauts et très hauts revenus, pas d’inquiétude, cela « leur en touchera une sans faire bouger l’autre » pour reprendre la sémantique présidentielle.

L’Ecole a besoin de moyens, n’en déplaise aux chantres de l’austérité qui refusent à prononcer ce mot et à assumer leur politique. Supprimer 3155 postes dans le 1er degré, alors que la situation actuelle n’est pas bonne, est une faute. Argumenter sur la baisse démographique revient à maintenir l’Education Nationale dans ses difficultés et ses personnels dans la souffrance. Et l’élève dans tout cela ? Celui qui chez lui ne pourra vivre autrement que dans un appartement non chauffé, ne pourra pas être correctement nourri ? Celui qui a sa chambre, ses sorties culturelles, ses cours de musiques, de natation, qui mange bien, dort bien, ne grelotte pas ? Pourquoi continuer à creuser les inégalités plutôt que tenter de les faire reculer ?

Ne sombrons pas dans la morosité, des solutions existent, il nous appartient, collectivement, de les imposer. L‘alerte sociale produite par l’intersyndicale est un moyen pour nous faire entendre. Sachons nous en saisir !

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question, demande d’aide par mail à snu87@snuipp.fr ou en appelant au 05 55 43 27 30 (transfert d’appel activé si personne au local syndical).