Présents : Mme Ruffinoni (SG), M. Gauthier (IEN adjoint), M Vaubourdolle (chef Diper), Mme Morand (diper – cellule de remplacement) Mme Gauvin (diper – cellule de remplacement), Mme Wolf (IEN HV3), M Maurange (IEN HV2), Excusé : M Brevet (IA DASEN).
Vos représentants de la FSU-SNUipp 87 : Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud et 2 collègues du SE-UNSA et 1 collègue de FO
Introduction : Mme Ruffinoni affiche le déroulé du groupe de travail.
Méthodologie, timing des interventions,…
Mme Ruffinoni présente les chiffres de la brigade avec un historique depuis 2012 !
R 2025 : 143.5 ETP sur la brigade.
FSU-SNUipp : La situation de surnombre qui existait entre 2012 et 2017 environ, abondait la brigade de 40 postes or ce n’est plus cas depuis 2016/2017. Toutes les créations de postes de brigades alors, puis encore après n’ont en fait pas réussi à compenser les manques créés par la fin de la situation de surnombre que connaissait le département et qui était la conséquence du quinquennat de Sarkozy et ses suppressions massives dans l’Education Nationale.
Il y a toujours un problème de nombre de postes (1700 enseignants / il faudrait 10% de remplaçants soit 170 sur la brigade). Lors de ce GT, il sera complètement mis de côté la nécessité d’abonder massivement la brigade. Pourtant cette question est centrale. Il est nécessaire d’avoir une politique nationale de création de postes parce que les créations de ces postes nécessaires ne peut s’envisager étant issus de suppressions d’autres postes, notamment d’adjoints dans les écoles.
FSU-SNUipp : nous tenons à souligner le travail souvent ingrat fait par les personnels en charge de la cellule de remplacement et qui doivent fonctionner avec un nombre très insuffisant de brigades et des outils d’un autre temps.
M. Vaubourdolle : les postes à titre provisoire de la ruralité ont disparu (NDLR : c’est pour cela que nous avons perdu 5 ETP que l’on essaie de compenser avec les 3 créations de cette année).
Tous les départements doivent passer à brigade départementale unique (fin des brigades formation continue par exemple ou infra départementale) pour que l’outil ARIA+ fonctionne correctement. En Haute-Vienne, c’est déjà le cas depuis plusieurs années.
FSU-SNUipp : nous redemandons la (re)création d’une brigade de formation continue pour considérer la formation continue comme moyen important pour l’école.
M. Vaubourdolle : on n’anticipe pas les remplacements de formation continue. Il faut concilier les priorités départementales, la formation continue est priorisée, elle est traitée comme une absence.
Mme Ruffinoni : qu’est-ce qu’on priorise en numéro 1 : chez nous, les classes uniques par exemple. Aucune formation n’a été annulée cette année. Pic d’abscence en février : du coup, la formation ne sera pas placée à ce moment-là.
ARIA+ doit arriver et permettre de mieux gérer. (calendrier de développement à partir de février 2026 ?) complexité due notamment à la partie ISSR.
115 TRS ont des jours de brigade dans leur bloc.
L’outil Aria+ devrait permettre de repérer des absences perlées de personnels (liés à des souffrances personnelles par exemple !) avec envie de suivre ces collègues !!! (NDLR : ce suivi, s’il est fait dans l’objectif d’aider les personnels peut être utile, mais il faut y voir le risque de surveiller les personnels ajoutant de la suspicion de vouloir en faire le moins possible.)
Problématiques des temps partiels thérapeutiques (environ 40 personnes) : impacte la brigade aussi. Les allègements de service aussi !
Etat des lieux (tour de table) :
Mme Wolf : la cellule essaie de répondre au mieux en essayant de prendre en compte les désirs des enseignants.
M Maurange remercie les collègues qui gère le remplacement. Les TRS : la situation s’est globalement améliorée depuis 4 ans. Je fais des choix qui n’aident pas mon taux de remplacement mais c’est pour soulager des situations qui pourraient dégénérer.
FSU-SNUipp : Nous faisons un focus sur les difficultés occasionnées par le non remplacement dans les petites écoles notamment. Rapidement les collègues peuvent être “débordés” par cette situation et être amenés à s’arrêter aussi, renforçant ainsi la problématique.
Nous demandons les chiffres sur les absences (typologie et nombre réel) pour aussi pouvoir démonter le prof bashing.
Problème des relations avec les parents (nous ne devons pas être une garderie et image du collègue absent fragilisé…)
Problématique des ESS faites en bricolant, qu’on ne peut pas faire en dehors du temps de travail (cause présence d’autres professionnels…) et autres arguments.
Problématique de la valse des remplaçants même sur des remplacements courts.
Les temps partiels thérapeutiques : voyons aussi le verre à moitié plein : cela évite aussi que certains collègues soient arrêtés complètement.
Problématique de gestion aussi avec des mi-temps thérapeutiques sur une demi journée.
La gestion des blocs et des TRS ; les trs n’apprécient pas forcément d’avoir un bout de remplacement.
Toujours 5 ou 6 départs en retraite en cours d’année prévus pour l’an prochain. Cela impacte aussi de fait la brigade.
M Gauthier : sur la situation du remplacement et les parents. J’ai reçu un groupe de parents qui parlent du remplacement en disant qu’ils veulent bien travailler avec l’EN pour que les mairies organisent l’accueil des enfants en cas de non remplacement !
FSU-SNUipp : Nous nous permettons une dernière remarque : sur un groupe de travail sur le remplacement, il est inquiétant de ne pas parler des moyens ! Certes un outil de gestion améliorera sans doute ou peut-être l’efficience de la brigade, mais il ne pourra pas pallier le manque de personnels !
Comment ne pas voir que 3% de non-remplacement représentent à peu près 35 classes sans enseignant par jour ! De 143.5 ETP actuels aux 170 que nous réclamons (10% de 1700 collègues), une trentaine d’ETP de plus permettrait d’améliorer la situation.
FSU-SNUipp : nous demandons de pouvoir avoir le chiffre du nombre de jours de classe non remplacés depuis le début de l’année scolaire, chiffre que nous avions toujours obtenu.
Mme Ruffinoni nous a dit qu’elle nous le communiquerait.
Fin du groupe de travail à 15h45.
Vos représentants de la FSU-SNUipp 87 : Pascal Lavigerie, Fabrice Prémaud
