RIS : 23/09 P.S.C. obligatoire pour TOUT.E.S ? Décryptage c’est mardi 18h

Les gouvernements Macron successifs ont imposé à la Fonction publique la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC), c’est-à-dire la mise en place d’un contrat collectif pour les soins en santé avec participation de l’employeur.


Sans approuver cette réforme, qui s’inscrit dans une logique libérale qui vise le démantèlement de la Sécurité sociale et accroît le pouvoir des assureurs privés capitalistes, la FSU a fait le choix de participer activement aux négociations à la Fonction publique pour obtenir des accords les plus protecteurs possible en santé et en prévoyance pour les agent·es en activité ou retraité·es et pour leurs ayants droit.

La Sécurité sociale a été créée en 1945 pour garantir à chacun·e qu’en toute circonstance, il ou elle disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes.
Aujourd’hui les exonérations de cotisations sociales mettent à mal les ressources de la Sécurité sociale, fragilisant années après années ce bien commun. Concrètement, cela se traduit par des déremboursements de médicaments, par la création de forfaits ou encore par la hausse du ticket modérateur pour les consultations médicales et donc, toujours plus de reste à charge pour les assuré·es.
Ainsi, les complémentaires santé sont devenues, au fil du temps, indispensables pour compléter les remboursements Sécu. Elles coûtent cependant de plus en plus cher et deviennent inaccessibles pour certain·es d’entre nous.

La FSU poursuit son action pour que les employeurs publics assument les financements les plus hauts possibles pour des garanties élargies afin de préserver l’intérêt des personnels et pousser sa revendication, la seule viable de manière universelle et solidaire, du « 100 % Sécu», c’est à dire le remboursement intégral des soins prescrits en santé par la Sécurité sociale. Elle demande un budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de la population et rappelle son attachement au financement de la Sécu par les cotisations sociales qui sont une part de salaire socialisée, mutualisée. Aussi les sommes consacrées au financement de la PSC doivent être réorientées vers la branche maladie de la Sécurité sociale sous forme de cotisations sociales.

calendrier :

  • 1 janvier 2022 : Instauration d’une participation forfaitaire de 15€ par mois pour les agent·es souscrivant une complémentaire santé. Ce régime s’appliquera jusqu’à l’application du régime définitif de la PSC.
  • 1er septembre 2024 : entrée en vigueur des modifications statutaires concernant la prévoyance.
  • Avril 2026 : mise en œuvre de la PSC santé et prévoyance dans nos trois ministères.
  • 1er janvier 2027 : généralisation de la subrogation
  • 2027 : réforme de la retraite pour invalidité.

C’est parti je m’inscris à la RIS : ICI

Chaque enseignant.e a droit à 3 RIS soit 9 heures par an à déduire du temps de service : 6h sur le temps des animations pédagogiques 3h sur le temps de classe.

Si vous souhaitez que votre participation soit prise en compte par l’administration en étant décomptée de votre temps de travail, il vous suffit d’avertir votre IEN de votre participation à une RIS en remplacement d’une animation pédagogique de votre choix en utilisant le modèle ci-dessous. Le jour de la RIS, une feuille d’émargement vous permettra de justifier de votre présence. Chacun d’entre nous peut faire valoir la participation à 3 heures de RIS, 3 fois par an.

Une Réunion d’Information Syndicale est un droit pour chacun : faisons le vivre !

Les RIS ne sont possibles que parce que des collègues se syndiquent et donnent ainsi au SNUipp-FSU les moyens de faire des bulletins, d’organiser des réunions …

N’attendez plus, REJOIGNEZ-NOUS !

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